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Liam Lawson retrouve son box chez Visa Cash App Racing Bulls

Liam Lawson, parenthèse refermée chez Red Bull, retrouve son box chez Visa Cash App Racing Bulls. Trois Grands Prix, 14 points, une impression tenace laissée dans le paddock… et déjà le retour au rôle de pilote du « junior team » pour le Néo-Zélandais, dès ce week-end à Bakou.

Une pige express qui change le regard

Appelé en renfort en août pour remplacer Isack Hadjar, convalescent après une blessure au poignet subie pendant la trêve estivale, Lawson a saisi l’occasion à pleines mains. Trois courses, aucun temps d’adaptation apparent, et une moisson solide dans le haut du peloton.

Là où son passage précédent chez Red Bull s’était brutalement arrêté après seulement deux départs, cette fois, le Kiwi a laissé une trace bien différente. Plus mûr, plus propre, plus constant. De quoi forcer le respect en interne.

Dans un communiqué, l’écurie a officialisé le retour d’Hadjar pour le Grand Prix d’Azerbaïdjan, tout en saluant le travail de son remplaçant. Le message est clair : mission accomplie pour Lawson, place au titulaire.

Reconnaissance au sommet

Red Bull n’a pas ménagé ses compliments. L’équipe a souligné le professionnalisme, la disponibilité et l’engagement du Néo-Zélandais, appelé dans des circonstances loin d’être idéales, et pourtant immédiatement au niveau.

Laurent Mekies, directeur d’équipe, s’est montré particulièrement élogieux après la sixième place de Lawson au Grand Prix d’Espagne. Il a rappelé la difficulté de sauter dans une autre voiture, dans une autre structure, en pleine saison, et insisté sur la qualité des points ramenés à Barcelone, mais aussi à Zandvoort. À Monza, sans un contact avec Nico Hülkenberg et une aile avant endommagée, le Kiwi aurait sans doute signé une nouvelle arrivée dans le haut du classement.

Surtout, Mekies a mis en perspective ce passage avec les deux premières courses de 2025, quand Lawson avait brièvement porté les couleurs de l’équipe avant d’être écarté. Deux images radicalement différentes. Cette fois, Red Bull parle de gratitude et de satisfaction.

Retour aux Racing Bulls, mais avec un autre statut

La parenthèse refermée, Lawson retourne chez Visa Cash App Racing Bulls, mais ce n’est plus le même pilote qui pousse la porte du garage. Sa saison, déjà solide avant l’appel de Red Bull, prend une autre dimension.

Actuellement neuvième du championnat pilotes, il mène régulièrement le peloton du milieu de grille et rentre dans les points avec une régularité qui tranche avec le chaos de sa saison 2025. Ce prêt express chez l’équipe mère s’inscrit dans cette reconstruction : moins de bruit, plus de résultats.

Le principal intéressé ne cache pas son envie de capitaliser. « C’est génial d’être de retour dans ma voiture aux côtés de l’équipe pour Bakou », a-t-il confié, soulagé de retrouver son environnement habituel après quelques semaines intenses au plus haut niveau. Il parle de « reprendre le rythme », de se concentrer sur le week-end, comme un pilote qui sait que chaque course peut peser lourd dans son avenir.

Bakou, nouveau test de caractère

Les rues de Bakou ne pardonnent rien. Mur proche, vitesse folle, pièges à chaque virage. Pour Lawson, ce retour chez Racing Bulls arrive au bon moment : confiance regonflée, crédit renforcé, et une monoplace qu’il connaît par cœur.

La dynamique est là. À lui de montrer que ce qu’il a produit chez Red Bull n’était pas une parenthèse enchantée, mais bien son nouveau standard. Un top 10 régulier, une capacité à mener la lutte au milieu de grille, une gestion propre des courses compliquées : c’est ce profil qui peut l’installer durablement dans les plans de la filière.

Le feu vert des premiers essais du Grand Prix d’Azerbaïdjan tombera demain soir, heure néo-zélandaise. Le départ, lui, est programmé samedi à 23 h (NZT). Lawson revient dans son « ancienne » équipe avec un CV enrichi et un crédit sportif nettement plus élevé.

La question n’est plus de savoir s’il peut dépanner Red Bull. Elle est de savoir jusqu’où cette nouvelle version de Liam Lawson peut les obliger, un jour, à lui faire une place pour de bon.