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Ligue des champions : Barça, PSG, Arsenal et Liverpool en quête de gloire

La Ligue des champions reprend ses droits : Barça, PSG, Arsenal et Liverpool au révélateur

FC Barcelona – Feyenoord : le retour du Camp Nou qui gronde

Le nouveau Camp Nou retrouve enfin la Ligue des champions, et le timing ne pourrait guère être meilleur pour le FC Barcelona. Sans véritable avant-centre de tout premier plan, l’équipe d’Hansi Flick marche déjà sur la Liga : quatre victoires en quatre matches, et trois rencontres à cinq buts marqués. C’est une attaque en feu.

Raphinha a démarré comme une fusée, six buts en quatre matches. Lamine Yamal et Fermin Lopez suivent, quatre réalisations chacun, preuve que le danger vient de partout. Flick a bâti une équipe capable de faire sauter les blocs bas, de multiplier les courses, d’ouvrir des brèches dans les défenses regroupées.

L’absence majeure se nomme Frenkie de Jong, blessé. Mais Barcelone compense par la profondeur de son effectif : Rodri et Anthony Gordon, désormais titulaires, ont déjà changé le visage du onze. À domicile, avec cette dynamique offensive, le club catalan se voit capable de battre n’importe qui.

Feyenoord arrive sans complexe. Invaincus en ce début de saison, les Néerlandais se présentent avec une génération ambitieuse, emmenée par les deux milieux de 22 ans Luciano Valente et Gjivai Zechiel, candidats assumés à une place en sélection. Leur forme est bonne, leur confiance réelle. Mais le défi est immense : tenir le choc dans un Camp Nou qui retrouve l’Europe et un Barça qui marque à la chaîne.

Prédiction : FC Barcelona 4-1 Feyenoord

Stuttgart – Viking : l’Europe découvre le champion de Norvège

Stuttgart a déjà montré ses deux visages en Bundesliga. Une claque inaugurale, 5-1 contre Bayern Munich. Puis une réaction nette, un 4-1 infligé à Koln. L’équipe, quatrième du championnat la saison passée, s’appuie toujours sur l’explosivité du jeune ailier marocain Bilal El Khannouss, l’un des hommes forts de ce début de saison. Luca Jaquez manque à l’appel, mais l’ossature reste solide.

En face, Viking vit un moment historique. Première participation à la Ligue des champions, qualification arrachée en barrage face à Dinamo Zagreb, et un titre national conquis d’un point devant Bodo/Glimt, autre révélation européenne de ces dernières années. Le football norvégien progresse, se structure, ose. Mais cette première affiche arrive avec des absences lourdes : Veton Berisha, cadre offensif, n’est pas là, tout comme au moins deux autres titulaires.

L’ambiance allemande, la valeur de l’effectif, l’expérience des grands rendez-vous : tout penche vers Stuttgart. Pour Viking, c’est un test de niveau brutal, presque un examen de passage.

Prédiction : Stuttgart 3-1 Viking

PSG – Slovan Bratislava : le champion en titre en plein brouillard

Le PSG remet son trophée en jeu, mais l’humeur à Paris n’a rien de triomphale. Le club a bien remporté la Supercoupe d’Europe contre Aston Villa (2-1), mais depuis, le moteur tousse. Défaite contre Lens lors du Trophée des champions, nuls face à Rennes et Lille, revers contre AS Monaco en Ligue 1. Le champion d’Europe donne l’impression d’une équipe fatiguée, en retard de rythme, encore dans les vapeurs de sa saison passée.

Luis Enrique dispose pourtant d’un effectif de stars. Ferran Torres est arrivé de Barcelona, Mika Godts d’Ajax, Maghnes Akliouche a rejoint la rotation offensive. Le cœur du projet reste toutefois le trio Desire Doue – Ousmane Dembele – Khvicha Kvaratskhelia. Le Géorgien, l’un des rares superstars à ne pas avoir disputé la Coupe du monde, doit justement profiter d’une fraîcheur relative pour frapper dès la première journée européenne. Le problème, c’est que le onze parisien donne pour l’instant l’impression d’un groupe en plein « lendemain de fête ».

Slovan Bratislava, lui, revient sur le devant de la scène européenne sous la houlette de Yaya Toure. Champion de Slovaquie, club historique de son pays, il traverse pourtant une mauvaise passe en championnat. Le contraste avec le PSG est total : d’un côté, une armada internationale, avec notamment Willian Pacho en défense ; de l’autre, un effectif hétéroclite, où l’expérience d’Andraz Sporar et de Tigran Barseghyan doit servir de boussole.

Sur le papier, le déséquilibre est criant. À Paris, avec la maîtrise du ballon et l’espace pour ses dribbleurs, le PSG devrait finir par trouver des brèches à répétition. Même en étant loin de son meilleur niveau.

Prédiction : PSG 4-0 Slovan Bratislava

Liverpool – Atletico Madrid : choc de styles à Anfield

Anfield retrouve la Ligue des champions avec un duel de caractère. Liverpool, désormais dirigé par Andoni Iraola, accueille un Atletico Madrid qui se cherche encore dans sa nouvelle peau. Deux clubs persuadés de pouvoir rivaliser avec les meilleurs, mais souvent rangés dans la catégorie des « outsiders sérieux ».

Le départ en Premier League des Reds reste mitigé : deux matches nuls, puis une victoire contre Ipswich. La marge de progression est évidente, les absences aussi. Federico Chiesa et Wataru Endo manquent à l’appel sur la scène européenne, Hugo Ekitike et Conor Bradley sont blessés. Ronald Araujo, prêté par Barcelona, devrait débuter en charnière centrale. Sur l’aile droite, Iraola doit trancher : Victor Munoz, arrivé d’Osasuna, ou Bradley Barcola, recrue phare de l’été. Le premier offre des garanties de fiabilité, le second incarne le pari fort du club.

En face, Atletico Madrid vit une situation explosive avec Julian Alvarez. Star de l’équipe, figure de la sélection argentine, l’attaquant a exigé un transfert vers Barcelona. Refus net du club. Le mercato est clos, Alvarez reste, mais son mécontentement est profond. Sous Diego Simeone, il n’a plus le statut de titulaire indiscutable. Une épine dans le pied pour un entraîneur qui mise d’ordinaire sur la loyauté totale de son groupe.

Le reste du mercato madrilène, en revanche, a été ambitieux : Cristian Romero est arrivé de Spurs pour renforcer l’axe, Alejandro Grimaldo de Leverkusen apporte son volume sur le côté, Jonathan David est prêté par Juventus, Kang-in Lee quitte le PSG pour apporter de la créativité, Morten Hjulmand arrive de Sporting CP pour densifier le milieu. C’est un Atletico rajeuni, affûté, qui vise clairement les phases finales. La défaite du week-end contre Bilbao, avec trois buts encaissés, rappelle toutefois que la nouvelle mécanique n’est pas encore parfaitement réglée.

À Anfield, Liverpool n’est pas dans une forme étincelante. Atletico connaît l’art de subir, de fermer les espaces, de ralentir le tempo pour ramener un résultat. Dans ce contexte, un partage des points ressemble à un scénario très plausible, avec une bataille tactique plus qu’un feu d’artifice.

Prédiction : Liverpool 1-1 Atletico Madrid

Sporting CP – Galatasaray : jeunesse contre expérience

Affiche intrigante à Lisbonne entre deux poids lourds venus hors des cinq grands championnats. Sporting CP reçoit Galatasaray, et c’est un choc de générations.

Les Turcs arrivent avec un effectif taillé pour les grands rendez-vous, mais privé de son arme fatale : Victor Osimhen est blessé. C’est un séisme pour une équipe qui s’appuyait sur lui pour faire la différence. Son début de saison parle pour lui : six buts en quatre matches, dans une équipe qui affiche un bilan de 3-1-0. Sans lui, les projecteurs se tournent vers Gabriel Sara, meneur de jeu brésilien, chargé de porter l’animation offensive.

Sporting CP, lui, a démarré très fort : quatre victoires et un nul en Liga Portugal. Luis Suarez, international colombien, s’est déjà imposé comme l’un des hommes en forme, tandis que le jeune Flavio Goncalves s’affirme comme l’un des talents à suivre. L’équipe portugaise est jeune, très jeune : âge moyen du onze titulaire, 24,8 ans. Galatasaray, avec ses 29,3 ans de moyenne, fait figure de vétéran européen.

Dans un José Alvalade acquis à sa cause, avec cette énergie de la jeunesse face à une équipe privée de son buteur principal, Sporting part avec un avantage réel. Le match promet d’être accroché, mais la dynamique lisboète et la fraîcheur de l’effectif peuvent faire pencher la balance.

Prédiction : Sporting CP 2-1 Galatasaray

Napoli – Arsenal : le favori face à un géant italien en convalescence

Arsenal revient en Ligue des champions avec une étiquette lourde à porter. Finaliste malheureux la saison dernière face au PSG, le club londonien est désormais cité par de nombreux observateurs, d’ESPN à d’autres médias, comme un candidat crédible au titre. Pour l’instant, les faits leur donnent raison : Community Shield remporté avec autorité contre Man City, puis trois victoires en trois journées de Premier League, dont des succès contre Aston Villa et Chelsea, deux effectifs parmi les plus valorisés du championnat.

Les Gunners doivent pourtant faire sans William Saliba ni Jurrien Timber en défense centrale. Un handicap, mais atténué par l’arrivée de Bruno Guimaraes au milieu, qui offre une option de plus, titulaire ou non. Sur l’aile, Christos Tzolis, débarqué de Brugge, a déjà gagné sa place dans le onze. L’équipe d’Arsenal a gagné en densité, en maturité, sans perdre son intensité.

Napoli, de son côté, traverse un début de saison douloureux. Deux défaites consécutives en Serie A, contre Como et Inter Milan, deux des meilleures équipes italiennes de l’exercice précédent. Le calendrier ne les a pas épargnés, mais le doute s’est installé. L’avantage du terrain ne suffit pas à renverser la hiérarchie actuelle. Kevin de Bruyne, légende belge désormais âgée de 35 ans, pourrait débuter sur le banc, gestion oblige. Scott McTominay, lui, reste indisponible après une opération cardiaque.

Face à un Arsenal lancé, sûr de ses forces, Napoli semble trop fragile pour espérer contenir la vague londonienne sur 90 minutes. La logique voudrait que la série victorieuse des Gunners se prolonge dans le sud de l’Italie.

Prédiction : Napoli 1-3 Arsenal

Les favoris sont de retour, les doutes aussi. Entre un PSG en rodage, un Barcelona déjà déchaîné, un Arsenal lancé à pleine vitesse et un Liverpool encore en construction, cette première grande soirée de mercredi donnera un premier indice : qui est prêt à assumer ses ambitions européennes, et qui va devoir courir derrière le tempo de la Ligue des champions ?