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Ligue des champions 2026-2027 : Équipe de la semaine avec Courtois et Bartra

La première nuit de Ligue des champions 2026-2027 a déjà ses patrons. L’UEFA a dévoilé ce vendredi son tout premier « équipe de la semaine » de la saison, et le onze a un accent très clair : l’Espagne y place trois joueurs, le football espagnol cinq représentants au total, Real Madrid et Barcelona y trouvent chacun leur phare.

Courtois, mur du Bernabéu

Dans les buts, un nom s’imposait presque de lui-même : Thibaut Courtois. Le gardien du Real Madrid a été désigné après une prestation majuscule face à l’Inter Milan au Santiago Bernabéu. Huit tirs cadrés concédés, sept arrêts. Une statistique sèche, brutale, qui raconte à elle seule le poids du Belge dans la victoire madrilène. Quand l’Inter a cru pouvoir renverser le match, il a trouvé Courtois dressé devant tout.

Une défense cosmopolite, avec un patron nommé Bartra

La ligne défensive assemble quatre profils et quatre contextes différents : Serginho Dest (PSV), Marc Bartra (Betis), Pau Torres (Aston Villa) et Archie Brown (Fenerbahçe).

Au cœur de cette arrière-garde idéale, Marc Bartra s’est imposé comme le chef de file. Le rapport technique de l’UEFA souligne « le leader défensif du Betis », sa maturité tactique, sa domination aérienne. Deux coups de tête convertis en buts, et une soirée parfaite pour accompagner le retour du club andalou en Ligue des champions, ponctué par une victoire sur la pelouse de Lille. Défendre, commander, marquer : Bartra a coché toutes les cases.

À ses côtés, Pau Torres a signé un match complet, des deux côtés du terrain, avec Aston Villa contre Club Brugge. Huit dégagements dans sa propre surface, plus que tout autre joueur sur la pelouse, et à l’autre bout du terrain, quatre occasions créées, deux passes décisives. Un défenseur central qui nettoie tout derrière et qui illumine devant, cela pèse lourd dans ce type de sélection.

Dest et Brown complètent ce quatuor, récompensés pour leur solidité et leur activité sur les côtés dans une première journée déjà exigeante.

Odegaard – Baturina, la salle des machines

Devant eux, l’UEFA a retenu un duo créatif : Martin Odegaard (Arsenal) et Martin Baturina (Como). Le Norvégien continue d’aimanter le jeu londonien, le Croate s’affirme comme un meneur de jeu à suivre en Europe. Les deux ont dicté le tempo, cassé des lignes, orienté les attaques. Deux cerveaux au service d’un onze pensé pour attaquer.

Raphinha capitaine, Olisé en dynamiteur, Ferran et Demirovic en finisseurs

Le secteur offensif a des allures de déclaration d’intentions. Quatre noms, quatre profils offensifs assumés : Michael Olisé (Bayern), Ferran Torres (Paris Saint-Germain), Raphinha (Barcelona) et Ermedin Demirovic (Stuttgart).

Raphinha, désormais capitaine du Barcelona, a incarné bien plus qu’un simple ailier dans le large succès contre Feyenoord (5-1). Le rapport souligne son rôle moteur : pressing mené avec une intensité impressionnante, appels dans le dos de la défense pour créer le danger, présence entre les lignes pour offrir une solution permanente. Le tout couronné par deux buts magnifiques. Un match de capitaine, dans le jeu et dans les chiffres.

À Paris, Ferran Torres a frappé fort, très fort. Face au Slovan Bratislava, l’attaquant espagnol a inscrit son premier triplé sous le maillot du PSG. L’UEFA ne se contente pas de relever ses buts : c’est son sens du déplacement qui est mis en avant, cette capacité à surgir au bon endroit, au bon moment, grâce à un mouvement constant et intelligent. Un renard moderne, mobile, insaisissable.

Michael Olisé, lui, a apporté au Bayern ce qu’on attend de lui : percussion, créativité, capacité à faire basculer une rencontre en un dribble, une passe, une inspiration. Demirovic complète le tableau en pointe, récompensé pour son efficacité avec Stuttgart.

L’empreinte espagnole sur la première journée

Au final, cette première équipe-type de la Ligue des champions 2026-2027 raconte déjà une histoire. Trois Espagnols dans le onze – Marc Bartra, Pau Torres, Ferran Torres – plus Raphinha, capitaine du Barcelona, et Courtois, gardien du Real Madrid : la péninsule ibérique marque la première journée de son empreinte, directement ou par le biais de ses clubs historiques.

Une première photographie, forcément provisoire, mais qui pose un décor : les Espagnols sont là, les gardiens décisifs aussi, et les défenseurs qui savent créer autant qu’ils dégagent valent de l’or. La suite de la compétition dira si cette tendance se confirme ou si d’autres visages viendront bousculer ce premier onze d’élite.