logo

Ligue Europa : Juventus et Milan entre défis et attentes

Monte-Carlo a parlé. Sous les lustres de la Principauté, la Juventus et le Milan ont découvert le programme de leur automne européen. Deux géants, deux statuts à défendre, et une Ligue Europa 2026-2027 qui ne leur laissera aucun répit.

Les deux clubs lombards seront les seuls représentants de la Serie A dans la compétition. Un symbole de la saison 2025-2026 : Milan cinquième, la Juventus juste derrière, sixième. L’élite italienne n’a plus de filet de sécurité. Le poids de l’image continentale repose sur eux.

Juventus : un parcours piégeux, sans filet

Luciano Spalletti le sait déjà : rien ne sera simple. Son visage fermé à Frosinone, lors de la première journée de Serie A au Stadio Benito Stirpe, disait autre chose qu’un simple agacement de début de saison. La Juventus entre dans une Ligue Europa dense, compacte, où chaque faux pas se paie.

Le tirage lui a offert un plateau relevé :

  • Real Sociedad (domicile)
  • AZ Alkmaar (extérieur)
  • Rennes (domicile)
  • Ferencváros (extérieur)
  • Omonia (domicile)
  • Celta Vigo (extérieur)
  • NEC (domicile)
  • Hapoel Beer Sheva (extérieur)

Real Sociedad pour commencer, ou presque : une équipe qui aime le ballon, qui presse haut, qui ne craint pas les grands noms. À Turin, ce sera un test de caractère autant que de qualité.

Rennes, autre adversaire à ne surtout pas sous-estimer, viendra au Juventus Stadium avec son intensité et sa vitesse. C’est typiquement le genre de rendez-vous où la Juventus devra imposer son poids, son expérience, son nom.

Puis il y a les déplacements. AZ Alkmaar, Ferencváros, Celta Vigo, Hapoel Beer Sheva : quatre voyages, quatre ambiances, quatre risques de soirées piégées. Le déplacement en Galice, face au Celta, s’annonce particulièrement lourd en intensité. Terrain chaud, équipe joueuse, supporters bruyants : un vrai test pour une Juventus qui n’a plus le droit de se contenter du minimum.

Le format de la nouvelle phase de ligue ne laisse pas de marge : les huit premiers filent directement en huitièmes de finale. De la neuvième à la vingt-quatrième place, ce sera barrage à élimination directe. Pour un club de ce rang, viser autre chose que le top 8 serait un aveu de faiblesse.

Milan : glamour, tradition et voyages compliqués

De l’autre côté du tableau, Milan retrouve un parfum plus européen, presque nostalgique. Ruben Amorim, sur le bord du terrain à Turin lors du match face au Torino au Stadio Olimpico Grande Torino, a déjà donné le ton : son équipe veut jouer, imposer son idée, quel que soit le décor.

Le tirage des Rossoneri a une allure de tournée continentale :

  • Benfica (domicile)
  • Olympiacos (extérieur)
  • Ferencváros (domicile)
  • Salzburg (extérieur)
  • Sunderland (domicile)
  • Bournemouth (extérieur)
  • Ararat (domicile)
  • Levski Sofia (extérieur)

Benfica au San Siro, c’est une affiche de Ligue des Champions parachutée en Ligue Europa. Histoire, maillots mythiques, tribunes exigeantes : ce sera l’un des grands rendez-vous de cette phase de ligue.

Juste derrière, un voyage au Pirée face à l’Olympiacos. Stade bouillant, ambiance électrique, match rarement tranquille. Là encore, Milan devra montrer qu’il a grandi, qu’il sait gérer les contextes hostiles.

Salzburg et Bournemouth complètent ce tableau d’adversaires modernes, organisés, intenses. Le déplacement en Angleterre, face à une équipe de Premier League, donnera un signal clair sur le niveau réel de ce Milan version Amorim.

À domicile, les Rossoneri devront faire le plein : Ferencváros, Sunderland, Ararat. Trois matches qui, sur le papier, doivent rapporter des points. Sur le terrain, ce sera une autre histoire, surtout dans un calendrier où chaque semaine comptera.

Un marathon jusqu’en janvier, une finale en ligne de mire

La phase de ligue de la Ligue Europa débutera les 16 et 17 septembre et s’achèvera le 28 janvier 2027. Un long couloir d’automne et d’hiver, entre Serie A, gestion des formes physiques et nécessité de résultats immédiats.

Les huit premiers de cette grande ligue décrocheront un billet direct pour les huitièmes de finale. De la huitième à la vingt-quatrième place, ce sera la zone grise : barrage, tension, deux matches couperets en plein cœur de la saison.

La finale, elle, attend le 26 mai 2027 à Francfort. Loin encore, presque abstraite. Mais pour la Juventus comme pour Milan, chaque duel face à Real Sociedad, Benfica, Celta Vigo ou Olympiacos dessinera peu à peu une trajectoire : celle d’un retour au premier plan européen… ou celle d’une nouvelle désillusion pour un football italien déjà sous pression.