Liverpool et Ronald Araujo : Option d'achat à 55 M€
Liverpool tient une aubaine avec Ronald Araujo. Et cette fois, l’équation est limpide : le club possède bien une option d’achat, fixée à 55 M€.
L’information a été clarifiée par Fabrizio Romano, qui a corrigé sa première version du dossier. Le spécialiste mercato avait initialement affirmé que le prêt du défenseur de Barcelona à Liverpool ne comportait aucune clause d’achat. Il s’agissait d’une erreur. Selon ses précisions, l’accord conclu en août prévoit bien une option pour les Reds, à hauteur de 55 M€.
Autrement dit, si Liverpool veut garder Ronald Araujo au-delà de son prêt à Anfield, le prix est déjà connu. Pas de négociation à rallonge, pas de surenchère. Un chèque, et le patron de la Celeste reste sur les bords de la Mersey.
De 100 M€ à 55 M€ : un virage de marché
Ce montant prend une autre dimension quand on se souvient de la cote du joueur il n’y a pas si longtemps. À une époque, Barcelona n’ouvrait la porte qu’à partir d’environ 100 M€. Selon ESPN, Bayern Munich était alors le principal prétendant, prêt à tester la détermination du club catalan. Le transfert n’a jamais abouti, mais la barre était clairement placée très haut.
Aujourd’hui, si l’on garde cette référence de 100 M€ en tête, Liverpool se retrouve potentiellement en position de recruter l’un des défenseurs centraux les plus cotés d’Europe pour presque la moitié de ce sommet estimé. Dans un marché où 85,5 M£ ne suffisent plus forcément à recruter un joueur de top niveau, voir une clause à 55 M€ pour un profil comme Araujo ressemble à une occasion rare.
Surtout pour un joueur que Liverpool suit de longue date et qui, à 27 ans, entre dans ses années de pleine maturité.
Un début de vie à Anfield déjà marquant
Sur le terrain, Araujo n’a pas traîné pour s’imposer dans le onze. Le défenseur uruguayen a débuté trois des cinq premiers matches de Liverpool toutes compétitions confondues, ne manquant que deux rencontres depuis son arrivée. Utilisé essentiellement comme latéral droit jusqu’ici, il n’a pourtant jamais caché que son poste naturel reste l’axe.
Son match nul 0-0 face à Fulham a laissé entrevoir quelques limites sur ce côté droit, avec des phases où il a semblé moins à l’aise dans les projections offensives et les petits espaces. Mais ce léger inconfort n’a pas masqué l’essentiel : défensivement, il verrouille. Quand il doit coulisser, il coulisse. Quand il faut gagner un duel, il le gagne.
Le reste de ses apparitions confirme cette impression. Aligné systématiquement à droite, Araujo affiche une note moyenne de 7,16/10 selon Fotmob. À titre de comparaison, Jeremie Frimpong tourne à 6,9/10 sur ses deux titularisations depuis le début de la saison 2026/27. L’échantillon est minime, bien sûr, mais le signal est clair : l’Uruguayen s’est immédiatement hissé dans le haut du panier des performances défensives du groupe.
Et il n’a pas encore enchaîné dans l’axe, là où son profil pourrait réellement exploser aux côtés de Virgil van Dijk ou pour relayer Jeremy Jacquet lorsque le Néerlandais ou le jeune Français auront besoin de souffler.
Un prêt qui casse la mauvaise série
À Liverpool, les prêts marquants se comptent sur les doigts d’une main ces vingt dernières années. Pour trouver une arrivée temporaire avec un impact aussi immédiat, il faut remonter à Javier Mascherano en 2006/07, voire à Nicolas Anelka en 2001/02. Entre ces deux références, le club n’a pas vraiment bâti sa réussite sur ce type d’opérations.
Ronald Araujo semble briser ce cycle. En quelques semaines, il a apporté de la solidité, de la personnalité et une vraie option de rotation crédible, que ce soit à droite ou dans l’axe. Il n’a pas encore conquis Anfield à lui seul, mais il a déjà gagné quelque chose de précieux : la confiance du staff, et celle d’un vestiaire qui sait reconnaître un défenseur fiable.
La suite dépend désormais d’une décision simple mais lourde de conséquences. À 55 M€, Liverpool acceptera-t-il de transformer ce prêt en transfert définitif et de miser sur Araujo comme pièce maîtresse de sa défense pour les prochaines années ?




