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Liverpool et Valencia négocient un prêt pour Harvey Elliott

Liverpool discute avec Valencia d’un prêt pour Harvey Elliott à l’approche de la fermeture du mercato, mardi soir. Les lignes bougent enfin pour un joueur coincé entre statut de cadre potentiel et rôle de figurant de luxe.

Valencia passe à l’offensive

Courtisé par plusieurs clubs durant tout l’été, Elliott voit aujourd’hui le club ché prendre une longueur d’avance dans la course, à l’approche de l’échéance de 23h le 1er septembre. Les discussions portent sur un prêt simple, mais l’opération pourrait avoir un effet domino sur son avenir à Anfield.

Le milieu offensif de 23 ans a déjà échangé avec l’entraîneur de Valencia, Carlos Corberan, pour clarifier le rôle qui l’attendrait au Mestalla. Un détail loin d’être anodin pour un joueur qui sort d’une saison frustrante et qui sait que ce prêt peut conditionner la suite de sa carrière.

Liverpool, de son côté, envisage qu’un prêt réussi en Liga débouche sur une prolongation de contrat, histoire de protéger la valeur d’un joueur encore lié au club jusqu’à l’été 2028.

Un talent en suspens

Sous les ordres d’Andoni Iraola, Elliott n’a pas encore figuré une seule fois dans un groupe de jour de match. Une mise à l’écart sportive qui tranche avec son statut d’international espoirs anglais et ses 149 apparitions déjà sous le maillot des Reds depuis son arrivée en 2019 en provenance de Fulham.

La saison dernière, son passage à Aston Villa a tourné au rendez-vous manqué. Prêté pour s’aguerrir, il a finalement très peu joué. Pire, le club de Birmingham a tout fait pour éviter qu’il n’atteigne la barre des dix matches, synonyme d’obligation d’achat fixée à 35 millions de livres. Objectif atteint pour Villa, beaucoup moins pour Elliott.

La campagne s’est achevée sur un triomphe en Ligue Europa à Villa Park, mais lui est resté en périphérie, spectateur plus qu’acteur. Un titre européen en vitrine, peu de minutes dans les jambes.

Bloqué, puis relancé

Un symbole de cette trajectoire contrariée : son entrée en jeu en fin de match lors du succès 3-2 de Liverpool à Newcastle, il y a un an. Quelques minutes seulement, mais des conséquences lourdes. Ce court passage sur la pelouse l’a empêché de changer de club à nouveau en janvier, les règlements limitant le nombre d’équipes pour lesquelles un joueur peut évoluer dans une même saison.

Revenu dans le groupe pour la tournée de pré-saison aux États-Unis, Elliott n’a pas masqué ses doutes. À New York, après une victoire 1-0 contre Wrexham le 30 juillet, il reconnaissait devoir peser chaque choix, partagé entre l’envie de se battre pour sa place et la nécessité de trouver du temps de jeu ailleurs.

Liverpool savait que Valencia préparait son approche. Elle est désormais concrète : les deux clubs discutent directement d’un accord de prêt.

Le club de son enfance lui a déjà offert un volume de matches conséquent pour son âge. Reste à savoir si la prochaine étape de sa carrière se jouera sous le soleil de la Liga ou dans l’ombre d’un banc à Anfield.