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Luis Figo salue le Barça mais rappelle : « La Liga se joue en mai »

Le début de saison du Barcelona de Hansi Flick fait du bruit partout en Espagne. Même du côté de Madrid. Avec 21 points sur 21 possibles, 31 buts inscrits et une première place en Liga avec six longueurs d’avance sur le Real Madrid, les Catalans ont posé un signal fort. Assez fort pour arracher un compliment appuyé à l’une des grandes légendes du Bernabéu : Luis Figo.

Un Barça qui frappe fort

Interrogé par Radio MARCA, l’ancien ailier portugais, aujourd’hui conseiller de l’UEFA mais toujours associé à l’histoire du Real Madrid, n’a pas cherché à minimiser l’ouragan blaugrana.

« Ils ont commencé très fort. Ils gagnent, ils jouent très bien, ils marquent des buts », a-t-il reconnu au sujet du Barcelona version Flick. Difficile de le contredire : l’équipe catalane empile les victoires et les buts, impose son rythme et, pour l’instant, laisse le champion en titre à distance.

Le contraste est saisissant : un Barça en pleine confiance, un Real déjà contraint à la chasse derrière. Et pourtant, Figo refuse d’y voir autre chose qu’un instantané de début de saison.

La saison est longue, le Real aussi

Très vite, le Portugais a tenu à replacer cette envolée dans le temps long du championnat. « Il faut voir comment la saison va se dérouler, qui est très longue », a-t-il insisté, rappelant que la Liga se gagne sur la durée, pas en septembre ni en octobre.

Pour lui, cette montée en puissance du Barcelona dépasse d’ailleurs le simple prisme de la rivalité. « Pour le football espagnol, logiquement, c’est bien », a-t-il souligné, saluant le niveau général du championnat.

Mais pas question de céder à la fatalité côté madrilène. Figo reste convaincu que le Real Madrid ne lâchera rien malgré ces six points de retard. « Sûrement Madrid va lutter jusqu’à la fin. C’est une compétition qui doit être régulière jusqu’en mai. Il y aura des hauts et des bas pendant la saison. Quand il y a des bas, il faut avoir la maturité et aussi la qualité pour les surmonter et continuer », a-t-il développé.

Tout est là : la constance, la capacité à encaisser les coups, à survivre aux creux de forme. Un rappel à peine voilé de l’ADN du Real, habitué à renverser des situations bien plus compromises.

Ballon d’Or : Figo reste neutre, Mbappé au centre des regards

Invité à se prononcer sur le Ballon d’Or, dont les votes se clôturent lundi, Luis Figo a choisi la voie de la neutralité. Pas de favori désigné, pas de campagne publique pour un nom en particulier.

« Ceux qui ont le pouvoir de décider, ce sont ceux qui votent. Il faut attendre pour voir ce qui se passe. Je ne vote pas, donc je n’ai pas ce problème dans la tête », a-t-il lâché, esquivant soigneusement toute prise de position.

Il n’a toutefois pas ignoré la figure qui plane sur chaque édition depuis des années : Kylian Mbappé. « Il est toujours à un très haut niveau. C’est l’un des meilleurs au monde pour marquer des buts », a-t-il reconnu, une forme d’hommage à la régularité et à l’impact du Français.

Pendant ce temps, la tendance médiatique met en avant un autre visage : Lamine Yamal. Le prodige du Barcelona domine les conversations, accompagné de son coéquipier Rodri et de l’attaquant du Bayern Munich, Harry Kane, également cités dans la course.

Un Barça qui écrase le début de saison, un Real qui promet de revenir, un Ballon d’Or sans favori officiel mais avec des symboles forts : la scène est dressée. Reste à savoir si la furia de Flick et de ses jeunes talents résistera à la mécanique implacable de Madrid quand le printemps approchera.