Manchester City s'empare d'Iliman Ndiaye et d'Enzo Fernandez
Manchester City a attendu le dernier jour du mercato pour rappeler à tout le monde qui mène vraiment la danse en Premier League. En quelques heures, le club de l’Etihad a arraché Iliman Ndiaye à Tottenham et bouclé l’arrivée d’Enzo Fernandez, pour un final de fenêtre digne d’un champion d’Angleterre sûr de sa force.
Ndiaye, le dossier retourné en pleine course
Tottenham pensait tenir sa solution offensive. Après avoir échoué à attirer Cody Gakpo, les Spurs avaient jeté leur dévolu sur Iliman Ndiaye, brillant avec Everton et déjà courtisé par plusieurs cadors. La piste semblait suffisamment avancée pour que le club du nord de Londres se projette.
Puis City est entré dans la pièce.
Un accord à 65 millions de livres avec Everton, dont 60 millions fixes et 5 millions de bonus potentiels, selon The Athletic. Négociations éclair, décision tranchée, signature dans la foulée. En quelques heures, le projet londonien s’est effondré, remplacé par la puissance de feu financière et sportive de l’Etihad.
Pour Ndiaye, le choix n’a pas traîné. Le Sénégalais de 26 ans n’a pas tourné autour du pot au moment d’expliquer sa décision. Pour lui, City s’impose presque comme une évidence. Il a mis en avant le poids de l’histoire récente du club, les titres, la dynamique, ce fameux « projet » auquel tous les attaquants de haut niveau rêvent désormais de s’agréger.
Les échanges avec la direction ont fini de le convaincre. On lui a parlé d’objectifs, de la façon dont il serait intégré au système, de ce que l’équipe pouvait viser avec lui dans le onze. Le discours a touché juste. Dans son esprit, il n’y avait plus d’alternative crédible : ce serait Manchester City, ou rien.
Le joueur l’a répété : il se voit parfaitement s’inscrire dans cette nouvelle phase du club, porté par l’idée de rejoindre une machine déjà bien huilée. Il a insisté sur le travail accompli pour arriver à ce niveau, sur la gratitude ressentie au moment de franchir cette marche. Une excitation brute, presque palpable, à l’idée de démarrer sous son nouveau maillot.
Un final de mercato XXL à l’Etihad
L’arrivée de Ndiaye ne constitue pourtant qu’une partie du tableau. City a bouclé dans le même temps un transfert monumental : Enzo Fernandez quitte Chelsea pour Manchester contre 125 millions de livres, un montant qui égale le record britannique.
Le milieu argentin retrouve ainsi Enzo Maresca, un entraîneur qu’il connaît déjà et avec lequel il devra rapidement reformer des automatismes. Ce mouvement, ajouté à celui de Ndiaye, change la physionomie de l’effectif en une seule journée. City ne se contente pas de retoucher sa profondeur : le club redessine ses lignes offensives et son cœur de jeu avec deux signatures majeures.
Dans un mercato souvent marqué par l’attentisme, le champion en titre a choisi la voie inverse : frapper tard, mais frapper fort.
Tottenham, de Gakpo à Mudryk en passant par un gros échec
Pendant ce temps, Tottenham a vécu un dernier jour de marché à contre-courant de ses ambitions initiales. Le plan A s’appelait Cody Gakpo. Le plan B, Iliman Ndiaye. Les deux ont glissé entre les doigts du club londonien, le second arraché au dernier moment par un rival direct pour les places européennes et le titre.
Le temps manquait, la pression montait. Les dirigeants n’avaient plus le luxe de tergiverser. Privés de Gakpo, doublés sur Ndiaye, ils ont dû réagir vite pour ne pas laisser Ange Postecoglou sans renfort offensif.
La solution est venue de Stamford Bridge. Tottenham s’est tourné vers Chelsea et a finalisé un prêt pour Mykhailo Mudryk avant la fermeture du marché. Un deal express, mais stratégique : l’ailier ukrainien retrouve Roberto De Zerbi, qui l’avait façonné à Shakhtar Donetsk et qui connaît mieux que quiconque ses points forts et ses zones d’ombre.
Le contraste est brutal. City sort de ce mercato avec Ndiaye et Enzo Fernandez, deux joueurs taillés pour peser immédiatement dans la course au titre. Tottenham, lui, termine avec un prêt de dernière minute, certes prometteur, mais loin des cibles initialement visées.
Reste une question, désormais : cette journée où Manchester City a changé de dimension sportive en quelques signatures ne sera-t-elle qu’un épisode marquant du mercato, ou le tournant décisif d’une saison déjà promise à un nouveau bras de fer au sommet ?




