Mohamed Salah s'engage pour Trabzonspor après une défaite cinglante
Mohamed Salah encaisse le choc et s’accroche : « Trabzonspor est mon club »
Le baptême européen de Mohamed Salah avec Trabzonspor a tourné à la nuit noire. Une gifle 4-0 reçue face à Ferencvaros, une élimination de la Ligue Europa, un entraîneur qui annonce sa démission en direct. Et, au milieu de la tempête, la voix du nouveau leader qui refuse de baisser la tête.
Une claque européenne qui laisse des traces
Jeudi soir, Trabzonspor a explosé en Hongrie. Battu 4-0 par Ferencvaros, le club turc quitte déjà la Ligue Europa et se retrouve reversé en Ligue Europa Conférence. Salah, attendu comme le fer de lance de ce nouveau projet, n’a jamais vraiment pesé. Remplacé après 64 minutes, impuissant, il a quitté la pelouse avec le sentiment d’un début d’aventure brutalement ramené à la réalité.
Le coup de tonnerre est venu juste après. En conférence de presse, l’entraîneur Fatih Tekke lâche une bombe : il annonce sa démission, estimant devoir se « punir » lui-même après cette débâcle. Un aveu de responsabilité, presque de culpabilité, rare à ce niveau.
Le club, lui, refuse d’entrer dans cette logique de rupture. Dans un communiqué, la direction de Trabzonspor explique ne pas accepter la décision de son coach, parlant d’une réaction liée à « l’intensité émotionnelle » de la défaite contre Ferencvaros. Tekke reste en place, confirmé pour le prochain match de championnat face à Amedspor. La crise, au moins officiellement, devra se gérer de l’intérieur.
Salah prend la parole et assume
Dans ce climat électrique, Salah a choisi de sortir du silence. Sur les réseaux sociaux, le vétéran égyptien a livré un message clair, sans esquive, fidèle à l’image d’un joueur qui s’est construit dans l’adversité.
Il rappelle d’abord son parcours : rien n’a été simple, ni à ses débuts ni au sommet. Les mauvaises soirées, il connaît. Les désillusions aussi. Et il affirme les avoir toujours transformées en carburant, en motivation, en trophées.
Salah insiste surtout sur son engagement total envers Trabzonspor. Il parle du club comme du sien, se dit « corps et âme » dans ce projet, et assure que cette nuit européenne ne change rien à ses intentions. Les attentes sont élevées ? Il les assume. Il croit que l’équipe « peut et va répondre ». Sa phrase forte – « Je suis venu ici pour gagner » – n’est pas un slogan, martèle-t-il, mais une ligne de conduite.
Un pari fort après Liverpool
Ce message résonne d’autant plus que Salah a tourné une page majeure cet été. Après avoir mis fin à son contrat avec Liverpool, il a choisi Trabzonspor, au terme d’une course à sa signature conclue après la Coupe du monde. À 34 ans, il n’est pas venu se mettre au vert. Il a signé un contrat de deux ans, accueilli par une ferveur massive.
Dès son arrivée, il avait posé le décor : l’expérience vécue lors de ses premiers jours au club, disait-il, ne ressemblait à rien de ce qu’il avait connu. Il s’était engagé publiquement : il venait pour gagner, pour offrir un trophée à des supporters qui l’avaient immédiatement adopté.
La première grande soirée européenne s’est transformée en cauchemar. Mais Salah ne fuit pas, ne se cache pas derrière le contexte, ne se retranche pas derrière un entraîneur fragilisé. Il s’accroche à son discours de départ : ambition, responsabilité, victoire.
Trabzonspor vient de prendre un coup en pleine figure. Son entraîneur a vacillé, son leader offensif a été bousculé, le projet a reçu un premier avertissement cinglant. Reste une question, simple et brutale : cette humiliation en Hongrie sera-t-elle le début d’une dérive, ou le point de départ de la réaction que Salah promet déjà ?




