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Montoya conseille Red Bull : Préparez Lawson pour Madrid

Juan Pablo Montoya n’a jamais été du genre à tourner autour du pot. Cette fois, ce n’est pas une manœuvre en piste, mais une recommandation claire adressée à Red Bull : garder Liam Lawson au volant pour le tout premier Grand Prix d’Espagne à Madrid, plutôt que de précipiter le retour d’Isack Hadjar.

Le Colombien, passé par la Formule 1 au début des années 2000, a livré son analyse sur F1 TV, alors que Lawson enchaîne une nouvelle pige ce week-end à Monza.

Lawson, appelé en urgence… et immédiatement au niveau

Liam Lawson n’aurait même pas dû être là. Le Néo-Zélandais a été rappelé en catastrophe pour le Grand Prix des Pays-Bas, Isack Hadjar ayant été contraint au forfait après une blessure au poignet durant la trêve estivale. Ce contretemps a déclenché un petit jeu de chaises musicales : le pilote de réserve Yuki Tsunoda a pris la place de Lawson chez Racing Bulls, aux côtés d’Arvid Lindblad.

Avec une préparation minimale, une seule séance d’essais libres, et un week-end qui s’annonçait piégeux, Lawson aurait pu se contenter de limiter la casse. Il a fait bien plus. En qualifications, il s’est rapproché de Max Verstappen, référence absolue de l’écurie Red Bull, avant de convertir ce rythme en course avec une solide septième place et six points marqués.

Dans un plateau où la moindre hésitation se paie cash, livrer ce genre de prestation en sortie de stand, presque à froid, n’a rien d’anodin.

Tsunoda séduit, Lawson convainc

Montoya ne s’est pas contenté de saluer Lawson. Il a aussi mis en lumière le travail de Yuki Tsunoda, promu temporairement dans le baquet Racing Bulls.

« Yuki a montré la vitesse qu’il avait en course, en dépassant, avec de l’agressivité. Tout ce que vous voulez voir d’un pilote. Si vous cherchez des pilotes en F1, il a livré. Il a fait le travail. Il n’a pas fait d’erreurs. Il n’a pas mis une roue de travers, et c’était vraiment bien à voir », a-t-il expliqué.

Un constat simple : Tsunoda a prouvé qu’il avait sa place. Lawson, lui, a profité de l’occasion pour rappeler qu’il méritait plus qu’un simple rôle de pompier de service.

« Soyons intelligents » : le message de Montoya pour Madrid

Le cœur du message de Montoya se situe pourtant ailleurs. Pour lui, Red Bull doit résister à la tentation de remettre Isack Hadjar dans la voiture dès que possible, alors que le calendrier amène le paddock vers une grande inconnue : Madrid.

« Avec Liam, si j’étais Red Bull, surtout en allant à Madrid la semaine prochaine, je dirais : “Soyons intelligents. On va lui donner quelques semaines de récupération de plus, et on va préparer Liam correctement pour Madrid, parce que c’est un nouveau circuit pour tout le monde.” »

Le raisonnement est limpide. Nouveau tracé, le Madring va niveler une partie des repères habituels. Personne n’y a encore roulé en Grand Prix, personne n’a d’historique de données en conditions de course. Dans ce contexte, mieux vaut un Lawson déjà dans le rythme, déjà en confiance, plutôt qu’un Hadjar encore en convalescence, lancé dans l’inconnu avec un poignet à peine remis.

Un plateau resserré derrière Antonelli

Sur le plan comptable, la hiérarchie est claire. Lawson pointe actuellement au neuvième rang du championnat pilotes avec 49 points. Juste devant lui, Hadjar occupe la huitième place avec 68 unités. Max Verstappen, lui, est sixième avec 112 points.

Au sommet, un autre nom domine : Kimi Antonelli. Le pilote Mercedes mène largement le championnat avec 242 points, loin devant ce trio Red Bull, qui se bat davantage pour l’honneur et les places d’outsider que pour la couronne mondiale.

Dans ce contexte, chaque choix de line-up prend une importance stratégique. Il ne s’agit plus seulement de marquer des points, mais de façonner l’avenir proche : qui sera titularisé à long terme, qui confirmera son statut, qui restera sur le carreau.

Madring, terre inconnue

Le Grand Prix d’Espagne version Madrid, prévu du 11 au 13 septembre, marquera l’entrée en scène du Madring, nouveau décor urbain et technique pour la Formule 1. Nouveau tracé, nouvelle ambiance, nouveaux pièges.

C’est précisément ce genre de week-end où un pilote en pleine dynamique peut faire la différence. Lawson a déjà prouvé qu’il savait saisir sa chance dans des conditions délicates. Red Bull, elle, doit maintenant trancher : sécuriser un Lawson déjà affûté, ou miser sur un retour express d’Hadjar.

Montoya, lui, a choisi son camp. La prochaine décision de Red Bull dira beaucoup sur la manière dont l’écurie gère ses talents… et sur qui elle voit vraiment comme homme de confiance pour attaquer ce nouveau chapitre madrilène.