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Monza 2026 : Antonelli face à l'histoire depuis le fond de la grille

Le temple de la vitesse rouvre ses portes. Treizième manche du championnat 2026, le Grand Prix d’Italie ramène la Formule 1 à Monza, là où les moteurs hurlent plus fort que partout ailleurs et où les tifosi réclament, depuis trop longtemps, un héros national.

Le décor est parfait. Le scénario, beaucoup moins pour Kimi Antonelli.

Le jeune prodige de Mercedes, 20 ans seulement, arrive pourtant en patron du championnat. Après douze courses, l’Italien mène le classement pilotes avec 59 points d’avance sur un duo à égalité : George Russell et Lewis Hamilton, tous deux bloqués à 183 unités. Une marge confortable, un coussin de sécurité… en théorie.

Parce que ce week-end, Antonelli jouera à domicile avec un handicap massif : une pénalité moteur qui le renvoie au fond de la grille. Limite de quatre unités de puissance dépassée, sanction immédiate. Pour espérer l’exploit, il devra remonter le peloton sur un circuit où la moindre erreur se paye en kilomètres/heure.

Un Italien attendu depuis 1966

Monza attend un vainqueur italien depuis un demi-siècle. Plus encore. Le dernier à s’y être imposé se nomme Ludovico Scarfiotti, en 1966. Depuis, silence côté transalpin, malgré les années de domination de Ferrari ou de Michael Schumacher, malgré les triomphes de Lewis Hamilton.

Antonelli sait ce que représenterait une victoire ici : entrer dans une histoire que même des générations entières de pilotes n’ont pas réussi à bousculer. Mais la pénalité change tout. Gagner paraît presque hors de portée. Sauver de gros points, en revanche, devient impératif.

Norris en pleine série, Mercedes à l’affût

Pendant que l’Italien se prépare à une course de survie, un autre arrive lancé comme une balle : Lando Norris. Le champion en titre vient de signer à Zandvoort sa deuxième victoire consécutive de la saison avec McLaren, lors de la dernière édition du Grand Prix des Pays-Bas, en devançant justement les deux Mercedes de Antonelli et Russell.

Norris pointe actuellement au quatrième rang du championnat, à 83 points d’Antonelli. L’écart reste large, mais la dynamique est clairement de son côté. S’il parvient à transformer son état de grâce en troisième succès d’affilée à Monza, le Britannique pourrait réduire sérieusement ce retard et se replacer dans la lutte pour la couronne 2026.

Face à lui, Russell et Hamilton voient une opportunité en or se dessiner. Avec Antonelli piégé par sa pénalité, les deux pilotes Mercedes peuvent frapper fort et rogner une bonne partie des 59 points qui les séparent de leur coéquipier italien. Un podium, voire une victoire, changerait immédiatement la physionomie du championnat.

Monza, chiffres d’un monument

L’Autodromo Nazionale Monza n’a plus rien à prouver. Au calendrier depuis 1950, il incarne la Formule 1 dans ce qu’elle a de plus brut : 5,793 km de lignes droites interminables, 11 virages, 53 tours, 306,72 km avalés à des vitesses moyennes indécentes.

Le record du tour en course appartient à Lando Norris, 1’20’’901 signé en 2025 avec McLaren. Les statistiques historiques rappellent la domination des légendes : Michael Schumacher et Lewis Hamilton y comptent chacun cinq victoires, Ferrari y a triomphé 20 fois, décroché 23 pole positions et 72 podiums. Hamilton détient aussi le record de poles à Monza, avec sept départs en tête.

L’an dernier, c’est Max Verstappen qui s’y est imposé pour Red Bull. Cette saison, le décor a changé, les forces se sont rééquilibrées, mais la pression sur les épaules de ceux qui visent le titre reste la même.

Un week-end sous haute tension

Le programme du week-end suit le schéma classique, mais à Monza, chaque séance compte. La treizième manche s’ouvre vendredi 4 septembre avec les premiers essais libres (FP1) à 12h30, heure locale (CEST), avant une deuxième session (FP2) à 16h.

Samedi 5 septembre, les pilotes reprennent la piste à 12h30 pour la dernière séance d’essais (FP3), ultime répétition avant la bataille des qualifications, prévue à 16h. Là, Russell, Hamilton et Norris tenteront de verrouiller les premières lignes, pendant qu’Antonelli se concentrera déjà sur les réglages de course, condamné à remonter depuis l’arrière.

Dimanche 6 septembre, le départ des 53 tours du Grand Prix d’Italie sera donné à 15h. Un horaire classique, mais un enjeu brûlant : l’issue pourrait redistribuer les cartes du championnat pilotes à l’entrée du dernier tiers de la saison.

Horaires mondiaux : Monza à l’heure de la planète

Le rendez-vous italien reste un événement global. Pour les fans, le premier contact avec la piste se fera dès vendredi avec les FP1 à 12h30 (CEST), soit 6h30 sur la côte Est des États-Unis (EDT), 3h30 sur la côte Ouest (PDT), 11h30 au Royaume-Uni (BST), 7h30 à Brasília, 4h30 à Mexico, 13h30 à Riyad, 14h30 à Abu Dhabi, 19h30 à Tokyo (JST), 18h30 à Pékin (CST) et Kuala Lumpur, 16h à New Delhi (IST).

Les FP2 démarreront à 16h (CEST), ce qui correspond à 10h (EDT), 7h (PDT), 15h au Royaume-Uni, 11h à Brasília, 8h à Mexico, 17h à Riyad et Ankara, 18h à Abu Dhabi, 23h à Tokyo, 22h à Pékin et Kuala Lumpur, 19h30 à New Delhi. En Australie, la séance basculera déjà au samedi pour la côte Est (minuit AEST).

Samedi, les FP3 reprendront à 12h30 (CEST) avec les mêmes décalages horaires que la veille en FP1. Les qualifications, elles, auront lieu à 16h (CEST), soit 10h (EDT), 7h (PDT), 15h au Royaume-Uni, 11h à Brasília, 8h à Mexico, 17h à Riyad et Ankara, 18h à Abu Dhabi, 23h à Tokyo, 22h à Pékin et Kuala Lumpur, 19h30 à New Delhi. Pour les fans australiens de la côte Est, il faudra veiller tard : minuit (AEST) dans la nuit de samedi à dimanche.

Dimanche, le départ de la course à 15h (CEST) se traduira par 9h (EDT), 8h (CDT), 6h (PDT), 7h (MDT), 14h au Royaume-Uni, 10h à Brasília, 7h à Mexico, 16h à Riyad et Ankara, 17h à Abu Dhabi, 22h à Tokyo, 21h à Pékin et Kuala Lumpur, 18h30 à New Delhi. En Australie, la course sera en nocturne : 23h (AEST), 21h (AWST), 22h30 (ACST).

Où suivre le Grand Prix d’Italie 2026

Pour ceux qui ne feront pas partie de la marée rouge des tribunes de Monza, les écrans prendront le relais. Aux États-Unis, l’intégralité du week-end sera diffusée en direct sur Apple TV. Au Royaume-Uni, Sky Sports proposera une couverture complète, avec des résumés disponibles gratuitement sur Channel 4.

Dans plusieurs régions, les abonnés F1 TV Pro pourront suivre chaque session en direct sur leurs différents appareils, revoir les courses dans leur intégralité et accéder aux meilleurs moments après coup. Les temps forts de chaque journée du Grand Prix d’Italie 2026 seront également proposés sur la chaîne YouTube officielle de la F1.

Reste une question, simple et brutale : Monza couronnera-t-il le panache d’un Norris en feu, l’expérience glaciale de Hamilton ou Russell… ou la résistance héroïque d’un Antonelli condamné à remonter le peloton devant son public ?