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Noche UFC 4 : Tarin et King brillent dans des combats spectaculaires

À la Noche UFC 4, les femmes ont ouvert le bal avec une guerre d’angles et de nerfs, puis un poids plume a fait exploser la soirée en trente-six secondes à peine. Deux combats préliminaires, deux histoires très différentes.

Tarin fait tomber l’expérience d’Aldrich

Chez les flyweights, J.J. Aldrich connaissait le script. Quinze combats UFC au compteur, une boxe propre, un sens du timing. En face, Regina Tarin arrivait avec un zéro à défendre dans sa colonne défaites, 21 ans seulement, et l’étiquette de grand espoir mexicain. Elle repart avec une victoire fondatrice, arrachée en trois rounds et validée à l’unanimité (29-28, 29-28, 29-28).

Dès le début, le ton est donné : pas de touche de gants, pas de ronde d’observation. Aldrich ouvre avec un low kick intérieur, Tarin répond immédiatement. Les deux femmes se jaugent au centre, doigts tendus, au point que l’arbitre Gustav Gibson doit les rappeler à l’ordre. Tarin commence à trouver le timing en boxe, déclenche une rafale de trois coups qui cueille Aldrich en avancée. Rien de décisif, mais le message est clair : la jeune Mexicaine n’est pas venue pour subir.

Aldrich tente alors de casser le rythme. Changement de niveau, entrée sur les hanches, pression contre la cage. Elle travaille au corps, genoux et petites frappes courtes, mais le public gronde, peu séduit par le clinch. Les deux se séparent, et la fin de reprise tourne à l’échange de jabs et de crochets, avec quelques séquences de dirty boxing. Sur les cartes officieuses, les trois observateurs donnent le premier round à Tarin : 10-9.

La deuxième reprise s’ouvre sur un geste fort : Tarin pointe du doigt le sol, invite Aldrich à rester debout avec elle. Aldrich sourit, accepte le défi et répond par un low kick. La Mexicaine enchaîne alors une série au corps, mais c’est Aldrich qui trouve les premiers coups nets avec sa droite. Elle pique au buste, touche en ligne droite, puis ajoute un crochet droit en sortie d’échange. Le combat devient plus franc, plus ouvert.

Aldrich semble prendre confiance, mais Tarin refuse de reculer. Elle hausse le volume, allume en un-deux, puis enchaîne crochet gauche – cross droit. Chaque fois qu’Aldrich tente de la calmer avec un coup de pied au corps ou une tentative de mise au sol, Tarin répond immédiatement par un coup par-dessus. La vétérane parvient à placer un bel coude dans le clinch juste avant le gong, mais sur les carnets de Brian Knapp, Tudor Leonte et Tyler Treese, la Mexicaine empoche à nouveau le round : 10-9.

À ce stade, Aldrich a probablement besoin d’un finish. Tarin le sait, et prend le centre de la cage dès le début du troisième. Feintes, combinaison à trois coups au visage, puis clinch. Aldrich lui rentre un coude sur la sortie, tente de rediriger le combat avec des low kicks et son jab. Tarin, elle, varie : front kicks arrière au corps, crochets, remise systématique dès qu’elle est touchée.

Le moment fort du round arrive à mi-parcours. Tarin perce la garde avec un direct du droit plein centre, puis accroche le clinch. Aldrich répond encore avec un coude, Tarin ressort le nez ouvert, mais ne lâche rien. Low kicks, genoux échangés au milieu de la cage, puis retour à la boxe pure. Tarin claque un cross du droit suivi d’un crochet gauche, Aldrich réplique avec un gauche par-dessus, mais le chronomètre n’est plus son allié. Sa dernière tentative de mise au sol est étouffée, et les deux femmes échangent encore jusqu’au gong.

Les trois juges officiels rendent un 29-28 en faveur de Regina Tarin. Les trois observateurs Sherdog, eux, voient même un 30-27 pour la Mexicaine. Quoi qu’il en soit, l’invaincue de 21 ans vient de battre une vétérane solide en lui tenant tête sur tous les plans. Une carte de visite idéale dans une catégorie où chaque nouvelle menace est scrutée de près.

King éteint Rosas en 36 secondes

Le contraste est brutal avec le combat suivant. Chez les featherweights, Sean King et Jessie Rosas faisaient leurs débuts dans l’Octogone. Deux prospects, deux bilans flatteurs, un seul a eu le temps de montrer quoi que ce soit.

Pas de touche de gants là non plus. King entre tout de suite en action : coup de pied au corps, puis deux low kicks intérieurs qui installent sa distance. Rosas n’a pas encore trouvé le temps de se mettre en route que King renvoie un nouveau body kick, ferme l’espace et verrouille un body lock.

La suite est violente et expéditive. King soulève Rosas, le projette lourdement au sol. L’impact suffit : Rosas est éteint sur le slam. L’arbitre Brad Frank se précipite, mais King a déjà ajouté quelques frappes de finition avant l’intervention. Le chrono s’arrête à 0’36 du premier round. KO par slam et frappes.

Pour un premier pas en UFC, difficile de faire plus marquant. Un finish rare, spectaculaire, qui place immédiatement Sean King sur le radar dans une catégorie déjà bondée de talents.

La soirée Noche UFC 4 ne fait alors que commencer, mais entre la maturité clinique de Regina Tarin et la brutalité fulgurante de Sean King, le message est posé : les nouvelles têtes ne comptent pas attendre leur tour.