Omar Marmoush rejoint Tottenham en prêt à 60 millions d’euros
Tottenham continue de redessiner son attaque à coups de gros chèques. Le club du nord de Londres a arraché Omar Marmoush à Manchester City sous la forme d’un prêt jusqu’à la fin de la saison, assorti d’une obligation d’achat fixée à 60 millions d’euros l’été prochain. Un pari lourd, assumé, sur un joueur qui n’a jamais vraiment eu les clés de l’attaque à City.
À 27 ans, l’international égyptien rejoint un visage familier : Savio, recruté mardi pour 75 millions d’euros. Deux anciens de City, deux profils offensifs, une même ambition affichée par Tottenham : changer de dimension devant.
« Tottenham Hotspur est l’un des plus grands clubs d’Angleterre, voire du monde, et le projet était très attractif pour moi », a confié Marmoush, séduit aussi par son futur entraîneur. Il a pris le temps de discuter avec Roberto De Zerbi. Et le courant est passé. « J’ai parlé avec l’entraîneur, j’ai adoré ce qu’il m’a dit et je suis sûr que notre passion pour le jeu ira très bien ensemble. »
Un talent bridé à Manchester City
Arrivé à Manchester City en janvier 2025 en provenance de Eintracht Frankfurt pour 59 millions d’euros, Marmoush n’a pas totalement explosé sous le maillot bleu ciel. Le bilan n’est pas ridicule – 16 buts en 62 matches toutes compétitions confondues – mais il raconte surtout un rôle secondaire.
La hiérarchie était claire. Avec Erling Haaland en pointe, l’Égyptien a souvent dû se contenter des miettes. La saison dernière, il a disputé 21 rencontres de championnat, mais 13 d’entre elles comme remplaçant. Un joker offensif, rarement la première option.
Le début de saison n’a rien arrangé. Utilisé comme entrant en seconde période lors de la défaite 3-0 en Community Shield face à Arsenal, Marmoush n’a même pas quitté le banc lors de la victoire 2-1 de City contre Bournemouth en Premier League le week-end dernier. Pour un joueur de 27 ans, en pleine maturité, le constat est simple : il fallait partir pour exister.
Tottenham change de braquet
Tottenham, lui, ne regarde plus à la dépense. Avec Marmoush, la barre des 312 millions d’euros investis sur ce mercato estival est dépassée. Une somme colossale, mais cohérente avec la stratégie actuelle du club : offrir à De Zerbi un effectif taillé pour le très haut niveau.
Le secteur des arrivées est impressionnant. Mateus Fernandes a été recruté à West Ham, Sandro Tonali est arrivé de Newcastle, Jan Paul van Hecke a quitté Brighton. En défense, Marcos Senesi et Andy Robertson ont rejoint le club libres de tout contrat, tout comme le gardien Martin Dubravka.
Dans ce puzzle, Marmoush occupe une place centrale. C’est le finisseur, le joueur censé transformer la domination en buts, le relais idéal pour une équipe qui veut presser haut et attaquer vite.
De Zerbi ne s’en cache pas : « Omar est exactement le genre de joueur que nous voulons dans ce club – ambitieux, affamé et déterminé à faire la différence. » Le technicien italien insiste autant sur la mentalité que sur le talent. « Il a une incroyable qualité offensive, mais ce que j’aime aussi, c’est son envie de progresser et de gagner. Il apporte de la vitesse, de l’intelligence et un vrai danger devant le but, et je crois qu’il peut amener notre animation offensive à un autre niveau. »
Un défi à la hauteur de son ambition
Pour Marmoush, l’équation est limpide. À City, il se heurtait à un mur nommé Haaland. À Tottenham, la voie s’ouvre. Il ne vient pas pour compléter un effectif, mais pour en devenir l’un des visages.
La pression sera à la hauteur de l’investissement. Tottenham paiera 60 millions d’euros pour le conserver l’été prochain, quoi qu’il arrive. Pas de filet de sécurité, pas de clause optionnelle. Le club s’engage pleinement sur ce profil, sur ce joueur qui doit donner un visage plus tranchant à l’attaque londonienne.
Tottenham a déjà posé les bases de sa révolution estivale. Avec Marmoush en pointe et Savio à ses côtés, De Zerbi tient désormais une ligne offensive capable de changer le tempo d’un match en quelques minutes. Reste une question, simple et brutale : ce pari à plus de 300 millions d’euros propulsera-t-il enfin le club parmi les vrais prétendants au titre, ou exposera-t-il encore davantage la moindre faille de ce projet XXL ?




