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Rachin Ravindra blessé lors d'un tournage à Auckland

À Auckland, la scène n’avait rien d’un duel sous les projecteurs d’un stade comble. Pas de gradins, pas de pression du tableau d’affichage. Juste Rachin Ravindra, une caméra, un ballon… et un geste malheureux qui pourrait peser lourd sur la prochaine série contre l’Inde.

L’all-rounder néo-zélandais de 26 ans s’est déboîté l’épaule droite mercredi lors d’un tournage publicitaire avec Sky. L’exercice semblait anodin : se filmer en train d’attraper une balle en extension. Une prise spectaculaire, mais sans enjeu sportif. Le risque, lui, était bien réel.

Une épaule qui lâche, une série en danger

Les premiers examens, communiqués par New Zealand Cricket, se veulent rassurants sur un point : aucune lésion structurelle majeure n’a été détectée. Pas de rupture grave, pas de diagnostic catastrophique.

Mais le vrai verdict tombera plus tard. Le retour de Ravindra dépendra de sa réaction aux premières semaines de rééducation. Et le calendrier, lui, ne fait aucun cadeau.

La série de cinq matches de Twenty20 contre l’Inde débute le 22 octobre en Nouvelle-Zélande. À ce stade, sa participation est clairement compromise. Chaque jour compte, chaque séance de rééducation aussi.

Un « accident malheureux » qui interroge

Mike Sandle, responsable de la performance de l’équipe nationale, a parlé d’un « accident malheureux ». Les activités prévues pour le tournage avaient été validées par toutes les parties, avec des mesures de sécurité jugées adéquates.

Rien d’improvisé, donc. Mais un incident qui pousse déjà la fédération à revoir ses procédures autour de ce type d’engagements commerciaux. Quand un joueur clé se blesse loin des terrains, la question de la prise de risque revient forcément sur la table.

Un pilier des Black Caps touché

Rachin Ravindra n’est pas un joueur de complément. Il a déjà disputé 115 matches pour la Nouvelle-Zélande, tous formats confondus. Capable d’ouvrir la manche ou d’occuper le milieu de l’ordre de frappe, il apporte aussi son bras gauche de finger spinner, précieux dans les formats courts.

Lors de la Coupe du monde 50 overs 2023, il a terminé meilleur marqueur de son équipe. Cette année, au Twenty20 World Cup, c’est avec la balle qu’il s’est distingué, en prenant le plus grand nombre de guichets pour la Nouvelle-Zélande.

Perdre un tel profil, même temporairement, bouleverse l’équilibre d’un groupe. Surtout au moment d’affronter l’Inde, référence mondiale dans les formats courts.

Un calendrier chargé, une incertitude persistante

La tournée indienne en Nouvelle-Zélande s’annonce dense : cinq Twenty20 à partir du 22 octobre, suivis le mois suivant de cinq One Day Internationals et de deux Test matches.

Pour le staff néo-zélandais, chaque compétition dessine un scénario différent. Sans Ravindra, la marge de manœuvre se réduit, les combinaisons doivent être repensées, les responsabilités redistribuées.

Reste une question, simple et brutale : au moment où l’Inde débarquera pour cette longue série, la Nouvelle-Zélande retrouvera-t-elle son homme fort… ou devra-t-elle apprendre à s’en passer, au moins pour un temps, à cause d’une chute survenue bien loin du terrain de jeu ?