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Retour de Dasun Shanaka pour la tournée en Angleterre

Sri Lanka repart en campagne en Angleterre avec un visage familier au cœur du projet. Dasun Shanaka, ancien capitaine mis de côté depuis janvier 2024 en ODI, réintègre le groupe pour la série à venir. Un rappel lourd de sens à l’approche de la Coupe du monde ODI de l’an prochain.

Shanaka, expérience au milieu du gué

À 71 sélections en ODI, dont 43 comme capitaine, Shanaka n’a jamais été un monstre statistique avec la batte – une moyenne de 22,39 le rappelle sèchement. Mais ce n’est pas ce que cherche le staff en priorité. Dans un milieu de line-up encore fragile, son retour apporte des repères, du vécu, une présence dans les moments qui pèsent.

Le message est clair : pour aller en Angleterre, Sri Lanka veut des hommes qui connaissent la turbulence des grands tours et la pression des bilans de fin de cycle. Shanaka coche ces cases. Il revient dans un groupe qui a tout de même remporté, même sous la pluie, une série de trois ODI 1-0 dans les Caraïbes en juin, mais qui reste en chantier.

Aux côtés de Shanaka, un nouveau visage fait son apparition : Sachindu Colombage, legspinner encore jamais capé en ODI, rejoint l’effectif. Les pacers Milan Rathnayake et Pramod Madushan, eux, sortent du groupe qui avait voyagé dans les Caraïbes. Le signal est brutal mais limpide : la marge d’erreur est mince à l’approche d’une année de Coupe du monde.

Le groupe retenu pour les ODI en Angleterre repose sur une ossature désormais assumée :

  • Kusal Mendis mènera l’équipe, avec Charith Asalanka comme vice-capitaine.
  • Autour d’eux, Pathum Nissanka, Kamil Mishara, Kamindu Mendis, Janith Liyanage et Pavan Rathnayake complètent le cœur de l’ordre de frappe, épaulés par Shanaka.
  • La sphère des allrounders et des spécialistes du spin reste le socle de l’identité sri-lankaise : Wanindu Hasaranga, Dunith Wellalage, Maheesh Theekshana et le novice Colombage forment un bloc varié, capable de tordre un match sur 10 overs.
  • Dushmantha Chameera, Eshan Malinga, Asitha Fernando et Dilshan Madushanka porteront la charge en rythme rapide.

Asalanka se relance en T20I, LPL en tremplin

L’autre grande histoire du tour, c’est le rebond de Charith Asalanka dans le format court. Écarté pour la série T20I contre les West Indies, le gaucher a répondu de la seule manière qui compte pour un batteur : en empilant des runs.

Sa campagne en Lanka Premier League a servi de manifeste. Avec 385 runs, une moyenne de 38,50, un taux de frappe de 153,38 et quatre demi-centuries pour les futurs champions Galle Gallants, Asalanka a forcé la porte du XI national. Il ne revient pas par la petite entrée : il sera vice-capitaine sur toute la tournée, T20I comme ODI, derrière Kusal Mendis, confirmé capitaine des deux formats.

Le secteur offensif T20I accueille aussi Lahiru Udara, meilleur marqueur de la LPL avec 434 runs. Sa seule apparition internationale dans ce format remonte aux Jeux asiatiques 2023 à Hangzhou, mais ses chiffres domestiques lui ont ouvert une nouvelle fenêtre. Pour lui, l’Angleterre peut devenir le véritable point de départ d’une carrière T20I.

Janith Liyanage, capable d’apporter à la fois au bâton et à la balle, rejoint également le groupe, tout comme Tharindu Rathnayake, spinner ambidextre au profil rare, qui offre au staff des angles tactiques peu communs dans le cricket international moderne.

Dans l’autre sens, la sélection tranche. Lasith Croospulle, Pavan Rathnayake, Milan Rathnayake et Dilshan Madushanka sortent de la liste par rapport à la tournée dans les Caraïbes. La concurrence est frontale, et la LPL a clairement servi de tribunal.

Le groupe T20I en Angleterre s’articule autour de Kusal Mendis, encore capitaine, avec Asalanka comme bras droit. Pathum Nissanka, Kamil Mishara, Lahiru Udara et Kamindu Mendis forment l’ossature de la top-order, Liyanage et Shanaka offrant des solutions de milieu d’ordre.

  • Wellalage, Hasaranga, Theekshana et Rathnayake dessinent un carré de spin aux profils complémentaires,
  • pendant que Chameera, Eshan Malinga, Nuwan Thushara et Binura Fernando se partagent les rôles de finisseurs et de briseurs de rythme.

Un tour d’Angleterre pour se situer avant la Coupe du monde

Le décor est posé. Le Sri Lanka débutera sa tournée le 15 septembre avec trois T20I, à Southampton, Cardiff et Manchester. Une trilogie pour tester les nouvelles dynamiques, jauger la forme des revenants et mesurer la capacité de ce groupe à imposer son style dans des conditions anglaises souvent piégeuses.

Puis viendront les trois ODI, à Chester-le-Street, Leeds et The Oval, à partir du 22 septembre. Là, la dimension change. Chaque manche comptera dans la construction d’un groupe prêt pour la Coupe du monde. Chaque sélection, chaque ajustement de bowling, chaque repositionnement dans l’ordre de frappe sera disséqué.

Shanaka revient, Asalanka se réaffirme, de nouveaux noms frappent à la porte. La tournée anglaise dira si ce Sri Lanka-là avance vraiment vers la Coupe du monde avec des certitudes, ou s’il reste encore une équipe en quête de colonne vertébrale.