Retour du pays de Galles en Ligue A avec Cian Ashford
Craig Bellamy lance un signal fort. Pour le retour du pays de Galles dans l’élite de la Nations League, le sélectionneur convoque pour la première fois le jeune attaquant de Cardiff City, Cian Ashford, mais devra affronter Erling Haaland et Cristiano Ronaldo sans son pilier défensif Joe Rodon.
Un retour en Ligue A sans patron derrière
Le pays de Galles remonte en League A, avec un groupe brutal : Portugal, Danemark, Norvège. Et déjà, un coup dur. Joe Rodon, défenseur central numéro un, est forfait, touché aux ischio-jambiers. Face à des monstres comme Haaland et Ronaldo, l’absence pèse lourd.
Son habituel partenaire en charnière, Dylan Lawlor, manque lui aussi à l’appel. Toujours pas apparu cette saison à cause d’un problème au genou, il ne figure pas dans la liste de 28 joueurs. Même sanction pour un autre défenseur de Cardiff, Ronan Kpakio, lui aussi indisponible.
Dans ce contexte, Bellamy doit recomposer une base arrière en plein cœur d’un calendrier relevé. Et ce, alors que le pays de Galles reste sur quatre matchs sans victoire et une élimination cruelle aux tirs au but en mars face à la Bosnie-Herzégovine, qui lui a coûté une place en Coupe du monde.
Ashford récompensé, des cadres de retour
Au milieu de ces absences, une bonne nouvelle pour la génération montante : Cian Ashford, 21 ans, s’ouvre les portes de la sélection. Ses performances en début de saison de Championship avec Cardiff lui valent une promotion express. Il rejoint un secteur offensif où figure aussi Lewis Koumas, propriété de Liverpool.
Ashford profite aussi d’un contexte offensif appauvri : les autres attaquants de Cardiff, Isaak Davies et Rubin Colwill, sont blessés et donc inéligibles. Kai Andrews, pourtant performant en ce début de saison avec Oxford United, où il est prêté par Coventry City, reste à quai. Bellamy a choisi de ne pas le retenir.
Le groupe récupère cependant du poids lourd. Harry Wilson (Leeds United) et Jordan James (Wolves) reviennent après avoir manqué les amicaux de juin contre le Ghana et la Roumanie pour cause de blessure. En défense, Ben Cabango (Swansea City) effectue lui aussi son retour.
Devant, Mark Harris et Liam Cullen réintègrent la sélection, tout comme Wes Burns. Le virevoltant ailier, désormais à Leicester City, peut espérer sa première apparition internationale depuis 2024. Dix sélections au compteur, mais une carrière en rouge qui demande à être relancée.
Ben Davies, centenaire en quête de rattrapage
Le brassard reste sur le bras de Ben Davies. Le capitaine était déjà dans le groupe pour les matchs estivaux sans entrer en jeu, encore en phase de reprise après une grave blessure à la cheville subie avec Tottenham en janvier.
À 33 ans, il revient désormais en forme avec Spurs et peut viser sa première apparition avec le pays de Galles depuis octobre 2025, date de sa 100e sélection. Un centenaire qui retrouve la scène internationale au moment où son pays en a le plus besoin, dans un contexte de doutes et de transition.
Un staff remanié, un sélectionneur secoué
Ces matchs ne sont pas seulement les premiers de la nouvelle campagne de Nations League. Ils arrivent au terme d’un été agité pour Craig Bellamy. Le sélectionneur a sérieusement envisagé de quitter son poste après des discussions avancées avec Burnley, en Championship. Il est finalement resté, mais le paysage autour de lui a changé.
Son adjoint numéro deux, Piet Cremers, a pris la direction de la Belgique. L’autre assistant, James Rowberry, a choisi de se consacrer à son rôle d’entraîneur adjoint à Stoke City. Deux départs dans l’ombre, mais deux voix importantes en moins dans le vestiaire.
Bellamy a réagi en rappelant des figures familières du football gallois. L’ancien capitaine Ashley Williams rejoint le staff, tout comme l’ex-entraîneur de Swansea City, Alan Sheehan. Une nouvelle garde rapprochée pour aborder une période qui s’annonce âpre.
Un calendrier sans pitié
Le décor est planté. Le pays de Galles, 38e au classement FIFA, son plus bas rang depuis août 2014, n’a plus battu une équipe du top 20 mondial depuis un succès 2-1 contre la Croatie en octobre 2023. Sous Bellamy, la sélection n’a pas encore réussi à s’imposer face à un adversaire mieux classé.
Ce déficit de résultats va être testé sans ménagement. Le 24 septembre, les Gallois se déplacent au Portugal, tenant du titre en Nations League. Les Lusitaniens n’ont pas encore annoncé leur liste, mais Cristiano Ronaldo est attendu pour ces premières rencontres sous les ordres de Jorge Jesus, son ancien entraîneur en Saudi Pro League.
Ensuite, cap sur Copenhague pour affronter le Danemark, 21e mondial. Puis retour à Cardiff pour recevoir la Norvège, quart-de-finaliste de la Coupe du monde, le 1er octobre, avant un deuxième duel avec les Danois le 4 octobre.
Quatre matchs, trois adversaires mieux classés, deux monstres offensifs en face, un sélectionneur sous surveillance, un capitaine centenaire de retour, un novice de 21 ans qui découvre le plus haut niveau.
Pour le pays de Galles, la question n’est plus de savoir si ce sera difficile. Elle est de savoir qui, dans ce groupe bousculé, osera transformer cette tempête en tournant de saison.




