Robbie Keane : un retour potentiel à Preston North End
Robbie Keane n’a pas remis les pieds en bord de terrain depuis la fin de son aventure à Ferencvaros. Le voilà pourtant de nouveau au cœur du marché des entraîneurs : le former Celtic striker est désormais présenté comme un sérieux candidat pour prendre les rênes de Preston North End, en Championship.
Il y a quelques mois à peine, son nom tournait déjà en boucle du côté de Glasgow. Longtemps pressenti pour revenir à Celtic en tant que manager, Keane avait tenu des discussions avancées pour succéder à Martin O’Neill après l’intérim de ce dernier. Les bases d’un retour semblaient posées, l’idée plaisait en interne, mais le scénario a basculé : O’Neill a finalement été confirmé dans le poste de façon permanente, refermant la porte à l’Irlandais.
La piste Preston rouvre aujourd’hui une fenêtre très différente. Selon le journaliste Alan Nixon, Keane, 46 ans, figure désormais dans la short-list pour remplacer Paul Heckingbottom, récemment débarqué de Deepdale. Un club, un président, et surtout une vieille connaissance : le lien entre Keane et le chairman Peter Ridsdale remonte à leurs années communes à Leeds United. Une connexion qui compte dans ce genre de dossier.
Cette toile de relations ne s’arrête pas là. Martin O’Neill connaît lui aussi très bien Ridsdale. Le manager de Celtic et le dirigeant de Preston échangent depuis plus de vingt ans. En 2003 déjà, Ridsdale avait tenté de l’attirer à Elland Road, au point qu’O’Neill avait signé un « statement of intent » pour un possible départ vers Leeds, à une époque où son avenir à Parkhead paraissait flou. Plus récemment, O’Neill s’est rendu à Deepdale en compagnie du coach de Celtic Mark Fotheringham, preuve que les ponts entre les deux clubs restent bien en place.
Dans ce réseau, Keane s’inscrit naturellement. Son nom a logiquement ressurgi du côté de Celtic cet été, compte tenu de son passage marquant comme joueur à Parkhead et de sa relation privilégiée avec le principal actionnaire Dermot Desmond. Les discussions ont eu lieu, discrètes mais réelles. Depuis la confirmation d’O’Neill, l’Irlandais n’a pas pris la parole publiquement sur ces échanges, laissant le chapitre glaswégien en suspens.
Pendant ce temps, sa carrière d’entraîneur est restée en pause. Keane a quitté Ferencvaros à la fin de la saison dernière, après avoir laissé filer le titre hongrois au profit d’ETO FC Gyori. Une défaite lourde de sens : elle a mis fin à une série de sept championnats consécutifs pour le club de Budapest. La sanction sportive a été immédiate, la rupture inévitable. Balazs Borbely, l’homme qui avait mené Gyori au sacre, a ensuite pris sa place sur le banc de Ferencvaros, bouclant brutalement le cycle Keane en Hongrie.
C’est dans ce contexte que Preston apparaît comme une rampe de lancement idéale. Un club historique, un championnat relevé, un environnement qu’il connaît de près après sa longue carrière en Angleterre. Surtout, une première opportunité concrète de diriger en Championship, un palier souvent décisif pour les entraîneurs ambitieux.
Keane se retrouve donc à la croisée des chemins : écarté de Celtic par la reconduction d’O’Neill, libéré de toute obligation depuis son départ de Ferencvaros, et désormais dans la course pour un poste qui pourrait redéfinir sa trajectoire sur les bancs. Reste une question simple, mais déterminante : Preston North End sera-t-il le club qui lui offrira enfin sa grande scène en Angleterre ?




