Roberto Mancini relance l’Italie avec une liste XXL pour la Nations League
Roberto Mancini n’a pas perdu de temps. De retour sur le banc de la Nazionale depuis la fin juillet, prolongé jusqu’en 2030, le sélectionneur a frappé fort pour sa première liste de l’ère nouvelle : 34 joueurs convoqués, neuf débutants, des retours marquants et quelques absents lourds de sens. Le message est clair : l’Italie change de peau.
Une trêve surchargée, un nouveau cycle assumé
Le calendrier ne lui laisse aucun répit. Sur deux semaines, l’Italie va croiser Türkiye à deux reprises, défier la Belgique, puis affronter la France de Zinedine Zidane. Quatre affiches, un vrai crash-test pour un groupe largement remanié.
Le coup d’envoi de cette séquence est fixé au vendredi 25 septembre, au Stadio Olimpico de Rome, face à la Belgique. Le premier rendez-vous d’un cycle que Mancini veut installer dans la durée.
Le rassemblement débutera le lundi 21 septembre, à Coverciano. L’Italie accueillera d’abord la Belgique, se déplacera ensuite en Türkiye le 28 septembre, ira défier la France le vendredi 2 octobre, avant de refermer la fenêtre internationale le 5 octobre au Stadio Dall’Ara de Bologne, de nouveau face à Türkiye.
Neuf nouveaux visages, un vestiaire secoué
Mancini a choisi de secouer l’arbre. Neuf joueurs découvrent la Nazionale.
Dans les buts, Massimo Pessina, gardien de Bologna, obtient sa première convocation. Un signal envoyé aux gardiens de Serie A : les hiérarchies ne sont pas figées.
En défense, Daniele Ghilardi (Roma) et Michael Kayode (Brentford) font leur apparition. Un central formé dans un grand club italien, un latéral qui s’aguerrit à l’étranger : deux profils qui racontent l’ouverture d’esprit du sélectionneur. Ils sont accompagnés par Eddy Kouadio, défenseur de Monza, autre novice appelé à se frotter au niveau international.
Au milieu, Alessandro Romano (Cagliari) et Issa Doumbia, révélation de Sporting CP, rejoignent le groupe. Là encore, Mancini pioche autant dans le vivier local que chez les expatriés.
Devant, la révolution continue. Sebastiano Esposito (Sassuolo), Antonio Vergara (Napoli) et Mohamed Ali Zoma (Nurnberg) viennent densifier un secteur offensif souvent critiqué ces dernières années. Trois profils, trois clubs, une même opportunité : bousculer la hiérarchie.
Continuité pour Ahanor et Inacio
Dans ce paysage renouvelé, certains conservent la confiance du sélectionneur. Honest Ahanor, défenseur de Crystal Palace, et Samuele Inacio, attaquant du Borussia Dortmund, restent dans le groupe après leurs récentes apparitions en amical.
Mancini ne jette pas tout. Il récompense ceux qui ont répondu présent lors des derniers tests, et les inscrit dans la durée. Une manière de construire un noyau stable autour duquel les nouveaux pourront se greffer.
Fagioli, Zaniolo, Mandragora : les revenants
L’autre grande histoire de cette liste, ce sont les retours. Longtemps tenus à distance de la sélection, plusieurs joueurs retrouvent enfin le maillot azzurro.
Nicolò Fagioli (Fiorentina) et Nicolò Zaniolo (Udinese) n’avaient plus porté les couleurs de l’Italie depuis octobre 2024. Les voilà rappelés, au moment où la Nazionale repart sur de nouvelles bases. Deux talents offensifs, deux trajectoires cabossées, une même chance de se relancer au plus haut niveau.
Plus surprenant encore, la présence de Rolando Mandragora. Le milieu du Torino n’avait plus été appelé depuis mars 2021. Le voir réapparaître dans les plans de Mancini en dit long sur la volonté du sélectionneur de s’appuyer sur des joueurs capables d’apporter expérience, équilibre et personnalité dans un vestiaire largement rajeuni.
Palestra écarté, un choix lourd mais logique
À l’inverse, Marco Palestra (Chelsea) reste à quai. Le défenseur n’a pas été retenu, comme attendu, lui qui n’a toujours pas disputé la moindre minute cette saison en raison d’une blessure persistante. Une décision cohérente sportivement, mais qui rappelle aussi la dureté du haut niveau : sans rythme, pas de place.
Un groupe large, une concurrence ouverte
Trente-quatre noms, des cadres, des revenants, des inconnus au niveau international : Mancini a volontairement élargi le spectre. Coverciano sera le théâtre d’une concurrence féroce, où chaque séance comptera.
Les quatre matches à venir diront si ce pari audacieux se transforme en nouveau souffle ou en chantier prolongé. Entre la Belgique, la double confrontation face à Türkiye et le choc en France, l’Italie va très vite savoir où elle se situe.
Mancini, lui, a déjà tranché : l’Italie ne vivra plus sur son passé. Reste à voir quels visages de cette liste feront encore partie de l’histoire quand 2030 approchera.




