Santiago domine Lui lors de ses débuts à Shanghai
Le rideau est tombé sur des débuts aussi attendus que chaotiques pour Lui. Trois adversaires annoncés, trois combats avortés, avant qu’un nom ne se fixe enfin sur le contrat : Santiago.
À 33 ans, le vétéran acceptait le duel avec une dizaine de jours de préavis, pour son premier combat depuis le mois de mai. Sur le papier, son profil annonçait la couleur : un bilan professionnel en MMA de 6-1, cinq victoires par KO, un solide bagage en boxe. Face à lui, un produit de City Kickboxing, plus complet, plus varié, mais moins explosif.
Le contraste était clair : la puissance contre la polyvalence.
Santiago impose le ton dès le départ
Dès les premières secondes, Santiago prend le centre de la cage et force Lui à reculer. En le faisant constamment marcher en arrière, il s’offre le droit de dicter le rythme, la distance, les échanges.
Lui tente de casser cette dynamique. Il fouette la jambe avant de Santiago pour le ralentir, essaie de grignoter son appui, de gripper la machine. Il accepte pourtant le jeu du striking, reste debout, échange. Quelques jabs propres, une belle droite qui trouve sa cible : le City Kickboxing n’est pas venu pour subir.
Mais chaque fois qu’il essaie de déclencher une amorce de lutte, Santiago ferme la porte. Défense solide, bon timing, et retour immédiat en combinaisons. Beaucoup de ses enchaînements sont bien bloqués par Lui, mais le volume, l’initiative, l’impression générale penchent du côté de Santiago. Le premier round lui revient logiquement.
Un échange fatal dans le deuxième round
Au retour des bancs, le visage de Lui raconte autre chose : plus détendu, plus sûr de ses choix, il varie mieux ses angles et trouve davantage la cible. Ses coups partent plus nets, moins hésitants. On sent enfin le combattant complet qu’on lui promettait.
Puis vient l’échange qui change tout.
Sur une séquence disputée, les deux hommes décident de rester dans la poche. Les poings partent des deux côtés, mais c’est Santiago qui prend l’ascendant. Ses mains arrivent avant, plus lourdes, plus tranchantes. L’échange tourne à son avantage et scelle le sort du combat.
Pour Lui, ces débuts sous haute tension se referment sur une note amère, au terme d’une préparation bousculée et d’un adversaire de dernière minute qui n’a jamais vraiment lâché la bride.
Murdoch s’arrête en demi-finale, Dhant arrache la décision
Ce revers vient conclure un week-end difficile pour la délégation néo-zélandaise à Shanghai. Un peu plus tôt, un autre bantamweight kiwi, Kasib Murdoch, avait vu son parcours s’arrêter en demi-finale du tournoi Road To UFC saison cinq.
Face au Népalais Rabindra Dhant, le duel promettait un choc de styles limpide : Murdoch, adepte d’un plan de jeu très orienté lutte, contre un Dhant résolument porté sur le striking. C’est finalement le second qui décroche la qualification, à l’issue d’une décision partagée.
Deux juges sur trois lui donnent l’avantage, avec un deuxième round qui fait office de manche charnière. Dans ce round-là, Dhant parvient à imposer suffisamment son travail debout pour inverser la tendance et convaincre les officiels.
Au final, deux combats, deux scénarios différents, mais une même conclusion pour les Kiwis à Shanghai : la marge est fine, et le prochain voyage en Asie ne pourra plus se contenter de bonnes intentions.




