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Sean Sharaf choque l'UFC avec un KO époustouflant de Gable Steveson

Sean Sharaf a signé l’un des plus grands séismes de l’histoire de l’UFC. Douze secondes. Un seul crochet du gauche. Et tout le storytelling autour de Gable Steveson s’est effondré d’un coup.

L’ancienne icône de la lutte universitaire et champion olympique, invaincu en quatre combats professionnels, avançait comme la prochaine grande star annoncée du MMA. Les bookmakers ne laissaient aucun doute : Sharaf coté à 12, Steveson immense favori à 1,06. Sur le papier, le combat devait être une formalité. Dans la cage, c’est devenu un cauchemar.

Dès l’engagement, Steveson tente d’imposer sa présence, confiant, presque sûr de son ascendant physique et de son pedigree. La réponse arrive instantanément. Sharaf déclenche un crochet du gauche sec, violent, parfaitement timé. Steveson s’écroule, raide, figé sur le dos. Le silence choque l’arène une fraction de seconde avant que le vacarme n’explose.

Sharaf se jette pour conclure, mais l’arbitre intervient immédiatement. C’est terminé. Pas de débat, pas de retour possible. Gable Steveson est éteint en douze secondes, tout le battage autour de lui balayé d’un seul coup de poing.

Au micro, Jon Anik lâche la formule qui restera : le « stunner of all stunners ».

Joe Rogan, lui, ne cache pas sa stupeur. Il décrit la tête de Steveson qui « part en arrière », le constat est brutal : il est « complètement KO ». Daniel Cormier parle d’une scène « atroce » à regarder. Les mots collent à l’image : un phénomène annoncé, couché par un outsider presque anonyme.

Sharaf, ancien marine américain, craque, submergé par l’émotion. Il hurle sa vérité, crue, sans filtre : « Je ne suis pas surpris, bande de m… ». Il enchaîne, la voix tremblante mais fière. Il raconte son travail, ses prières, sa foi en lui quand personne ne misait sur lui. La cote à 12 prend soudain un autre sens : ce n’était pas un miracle, c’était sa revanche sur tout ce scepticisme accumulé.

Steveson, lui, finit par se relever. Il quitte l’octogone sur ses jambes, signe rassurant après un tel choc, mais la trace sportive restera. Sa première vraie épreuve en MMA s’est transformée en gifle monumentale. Le projet de le propulser rapidement vers les sommets vient de prendre un sérieux coup de frein.

La soirée, elle, ne ralentit pas. Les KO au premier round s’enchaînent sur la carte principale de l’UFC 331. Le vétéran Patricio Pitbull impose sa loi face à Doo Hoo Choi, victoire nette, autoritaire, qui rappelle pourquoi son nom pèse autant dans la cage.

Co-Main Event

Puis vient le co-main event. Arman Tsarukyan entre avec une mission : prouver qu’il appartient au cercle très fermé des prétendants sérieux au titre des poids légers. En face, Mauricio Ruffy, cogneur redouté, capable d’éteindre n’importe qui en un éclair. L’affiche promettait l’orage, Tsarukyan a choisi la maîtrise.

Il prend le contrôle du premier round avec son grappling, impose son rythme, son poids, sa pression. Ruffy touche tout de même tôt, assez pour marquer le visage de l’Arménien d’un gonflement inquiétant sous l’œil. Mais Tsarukyan ne lâche rien. Il grignote le temps, use son adversaire, impose sa lutte.

Et puis, juste avant la sirène, la foudre tombe. Une seule action, un seul coude. Tsarukyan déclenche une frappe monstrueuse. Ruffy s’effondre, éteint sur place. Joe Rogan, encore une fois, trouve les mots à la hauteur du choc : le Brésilien vient d’être envoyé « dans un autre monde ». Le corps allongé, immobile, résume la violence du geste.

En une soirée, l’UFC 331 a rappelé une vérité que le sport ne cesse de marteler : les cotes, les CV, les plans de carrière ne protègent personne une fois la cage fermée. Sean Sharaf vient de le prouver à Gable Steveson. Arman Tsarukyan, lui, vient de rappeler à toute la catégorie des légers qu’il va falloir compter avec lui.