Serena Williams : l'athlète la plus riche de l'histoire
Serena Jameka Williams n’a plus disputé une saison complète depuis longtemps. Pourtant, personne ne s’approche vraiment de son ombre. Avec une fortune estimée à 400 millions de dollars, l’Américaine n’est pas seulement la joueuse de tennis la plus riche de l’histoire : elle est, de très loin, la sportive la plus fortunée de tous les temps.
À titre de comparaison, Coco Gauff, actuelle reine des revenus annuels chez les sportives en activité, tourne autour de 33 millions de dollars par an. Un chiffre énorme pour une joueuse de 21 ans… mais encore un monde d’écart avec le trésor accumulé par Serena.
Derrière ce sommet, le classement des dix sportives les plus riches raconte une autre histoire : celle d’un sport féminin qui se construit surtout en dehors des terrains, sur les contrats d’image, les marques personnelles et les investissements.
Un top 10 dominé par le tennis… et par Serena
Les chiffres sont clairs. Selon les estimations croisées de Forbes, Sportico et Bloomberg, la hiérarchie de la richesse chez les sportives se dessine ainsi :
- 10. Ronda Rousey – 25 M$
- 9. Lindsey Vonn – 28 M$
- 8. Coco Gauff – 28 M$
- 7. Simone Biles – 30 M$
- 6. Annika Sörenstam – 40 M$
- 5. Naomi Osaka – 45 M$
- 4. Danica Patrick – 80 M$
- 3. Venus Williams – 95 M$
- 2. Maria Sharapova – 175 M$
- 1. Serena Williams – 400 M$
De 25 à 400 millions de dollars : l’écart est vertigineux. Et presque tout repose sur un même pilier économique : les partenariats commerciaux. Pour les plus grandes, ils représentent environ 70 % des revenus totaux, là où, chez les hommes, cette part tourne autour de 35 %.
Cinq femmes seulement ont déjà dépassé la barre des 30 millions de dollars sur une seule année : Naomi Osaka, Serena Williams, Coco Gauff, Maria Sharapova et Aryna Sabalenka. Le plafond de verre s’est fissuré, mais il reste bas comparé à celui des stars masculines.
Ronda Rousey, la pionnière du combat spectacle
Ronda Rousey ouvre ce top 10 avec environ 25 millions de dollars. Première femme à porter seule un UFC pay-per-view en tête d’affiche, première à entrer au Hall of Fame de l’UFC en 2018, l’Américaine a transformé l’octogone en rampe de lancement.
MMA, WWE, cinéma : Rousey a multiplié les terrains de jeu. Ses accords avec Reebok ou Monster Energy ont capitalisé sur une notoriété planétaire, particulièrement entre 2014 et 2016, lorsqu’elle figurait parmi les athlètes les plus reconnaissables au monde. En 2024, elle publie son livre, Our Fight: A Memoir, nouvelle pièce ajoutée à un puzzle financier bâti sur l’exposition médiatique autant que sur les victoires.
Lindsey Vonn, la reine de la vitesse… et des marques
Avec environ 28 millions de dollars, Lindsey Vonn reste la référence du ski alpin américain. Quatre gros globes de cristal, un titre olympique en 2010 à Vancouver, une longévité au plus haut niveau : le palmarès a servi de socle à une image très bankable.
Red Bull, Under Armour, Rolex : ses partenariats de longue durée ont pesé plus lourd que les primes de course. Retirée depuis 2019, Vonn continue d’apparaître dans des campagnes et des projets médiatiques, preuve qu’une carrière bien gérée peut survivre aux dernières descentes.
Coco Gauff, la fusée déjà en orbite
Même fortune estimée que Vonn, mais trajectoire totalement différente : Coco Gauff, 21 ans, affiche déjà environ 28 millions de dollars de patrimoine, alors qu’elle vient tout juste d’entrer dans son apogée sportive.
En 2025, elle domine le classement Forbes des sportives les mieux payées avec 33 millions de dollars sur l’année. Huit millions gagnés sur le court, notamment grâce à son sacre à Roland-Garros, et 25 millions hors du court, via New Balance, Bose ou Baker Tilly. Sa fortune actuelle est encore inférieure à ses revenus annuels : signe d’une ascension fulgurante, et d’un potentiel financier encore largement inexploré.
Simone Biles, l’icône qui dépasse la gymnastique
Simone Biles, environ 30 millions de dollars de fortune, n’est pas seulement la gymnaste la plus titrée de l’histoire. Elle est devenue un symbole global.
Ses partenariats avec Audemars Piguet, Lilly, Nulo Pet Food, K18, GK Elite ou Spieth America s’appuient sur un mélange rare de domination sportive et de puissance de récit. Sa décision de se retirer de plusieurs épreuves aux JO de Tokyo pour préserver sa santé mentale a enflammé le débat mondial et renforcé son aura. Le documentaire Simone Biles Rising a même été nommé aux Emmy. Quand l’histoire personnelle devient un actif économique.
Annika Sörenstam, la golfeuse devenue entrepreneure
Annika Sörenstam pointe à environ 40 millions de dollars. Longtemps, elle a été la patronne incontestée du golf féminin : 72 titres sur le LPGA Tour, dont 10 majeurs. Mais son véritable coup de génie s’est joué après 2008, au moment de ranger les clubs à plein temps.
Design de parcours, marque de vin, Annika Foundation, retour ponctuel à la compétition au US Women’s Open 2022 : Sörenstam a transformé son nom en groupe diversifié. Ses liens avec Rolex et Callaway ont continué bien après sa retraite, preuve que certaines marques misent sur la légende plus que sur le classement mondial.
Naomi Osaka, la machine à revenus hors court
Naomi Osaka, environ 45 millions de dollars de fortune, incarne la nouvelle génération de star globale. Entre 2019 et 2025, elle aurait accumulé près de 230 millions de dollars, dont seulement 25 millions issus des gains sur le court.
Le reste ? Une pluie de contrats et d’initiatives personnelles. Osaka cofonde l’agence Evolve, lance la marque de soins KINLÒ, crée la société de production Hana Kuma. Elle trône en tête du classement Forbes des sportives les mieux payées trois années de suite, avec un pic à 51,1 millions de dollars en 2022 et un record personnel à 57,3 millions en 2021. Le tennis lui a offert la scène, le business lui a offert la fortune.
Danica Patrick, la marque la plus forte des paddocks
Danica Patrick, environ 80 millions de dollars, reste une anomalie dans un univers automobile ultra masculin. Seule femme à avoir remporté une course IndyCar (Indy Japan 300 en 2008), elle a bâti autour de ce statut une marque personnelle extrêmement puissante.
GoDaddy, Coca-Cola, Peak : ses contrats ont largement dépassé ses gains en piste. À son apogée, elle dépassait les 10 millions de dollars par an. Retirée depuis 2018, elle continue de diversifier son portefeuille. En 2025, elle investit dans Unrivaled, une ligue de basket féminin, nouvelle brique d’un après-carrière déjà bien rempli.
Venus Williams, la grande sœur bâtisseuse
Avec 95 millions de dollars de fortune estimée, Venus Williams se situe juste sous la barre symbolique des 100 millions. Sur le court, ses 42,8 millions de dollars de gains la placent au quatrième rang de l’histoire de la WTA. Sept titres du Grand Chelem en simple, cinq sacres à Wimbledon, une influence majeure dans la lutte pour l’égalité des prize money dans les tournois majeurs : Venus a pesé autant dans les bureaux que sur le gazon.
Hors court, elle a construit son propre univers : la marque de mode EleVen, l’agence de design intérieur VStarr Interiors. En 2025, elle lance avec Serena un podcast commun, Stockton Street, nouvelle plateforme pour un duo qui a déjà redessiné le paysage du tennis féminin.
Maria Sharapova, la reine du marketing
Maria Sharapova, deuxième du classement avec environ 175 millions de dollars, a régné plus d’une décennie sur le marché des revenus féminins. Cinq titres du Grand Chelem, un career Grand Slam, une présence constante au sommet : la Russe a aligné les contrats avec Nike, Porsche, Head, TAG Heuer, Evian.
On estime qu’elle a engrangé environ 300 millions de dollars sur l’ensemble de sa carrière, entre prize money et partenariats. En 2012, elle lance Sugarpova, sa propre marque de confiseries, qui prolonge son image au-delà des courts. Lorsqu’elle se retire en 2020, sa fortune est déjà solidement installée, intouchable pour toutes sauf une.
Serena Williams, la fortune d’une ère
Et cette « une », c’est Serena. Avec environ 400 millions de dollars de patrimoine au 1er juin 2026, elle domine un classement qu’elle a elle-même contribué à redéfinir.
Sur le court, les chiffres donnent le vertige : 94,8 millions de dollars de gains, record absolu de la WTA, 858 victoires en simple, 73 titres, 23 titres du Grand Chelem en simple, dont sept Australian Open, trois Roland-Garros, sept Wimbledon, six US Open. Elle prend sa retraite en 2022, mais son influence économique explose presque davantage après sa dernière balle.
Sur les douze derniers mois, Serena engrange encore environ 50 millions de dollars avant impôts, portée par une dizaine de contrats majeurs avec Audemars Piguet, Lincoln, Nike, Wilson, entre autres. À la tête de Serena Ventures, elle lève 111 millions de dollars pour un premier fonds, soutient 16 entreprises et détient des parts dans les Miami Dolphins, Angel City FC et la franchise WNBA Toronto Tempo. Une athlète, une investisseuse, une marque globale.
Qui domine aujourd’hui, et jusqu’à quand ?
Officiellement, Serena Williams reste la sportive la plus riche de l’histoire, loin devant Maria Sharapova. Parmi les joueuses encore en activité, Coco Gauff mène la danse sur une base annuelle avec 33 millions de dollars, alors que Naomi Osaka affiche environ 45 millions de dollars de fortune cumulée en 2025, et plus de 21 millions de gains WTA à cette date.
La dynamique est lancée : en 2025, un record de 15 sportives dépassent les 10 millions de dollars de revenus annuels, contre seulement six en 2023. Les contrats explosent, les ligues se structurent, les audiences montent.
Reste une question, simple et brutale : dans ce nouvel âge d’or annoncé du sport féminin, combien de temps faudra-t-il avant que quelqu’un ose réellement menacer le trône financier de Serena Williams ?




