Sky verrouille l’US Open jusqu’en 2030 : une exclusivité britannique
Sky a décidé de s’installer durablement à Flushing Meadows. Le diffuseur a prolongé de trois ans son accord pour l’US Open, garantissant à Sky Sports et à la plateforme NOW l’exclusivité du dernier Grand Chelem de la saison au Royaume‑Uni et en Irlande jusqu’à la fin de 2030.
Un monopole total sur le tournoi
Dans le cadre de ce nouveau contrat conclu avec la United States Tennis Association (USTA) et négocié par son partenaire médias IMG, Sky conserve l’intégralité des droits en direct sur l’ensemble des tableaux : simples hommes et femmes, doubles, doubles mixtes, juniors et tennis fauteuil. Trois semaines de tennis non‑stop, sous contrôle total de la chaîne.
Les fans britanniques et irlandais ne seront pas cantonnés au linéaire. Ils pourront suivre les résumés, les points clés et les meilleurs moments via les plateformes numériques et sociales de Sky, qui s’impose aussi sur le terrain du clip et du format court, devenu central dans la consommation sportive actuelle.
Une couverture de plus en plus immersive
Cette édition de l’US Open a servi de vitrine technologique. Réalité augmentée, intégration de données enrichies, écrans tactiles pour les analyses en plateau, accès renforcé aux coulisses : Sky a densifié le récit autour des matches et resserré le lien entre le public et le court.
Aux commandes, Gigi Salmon mène la couverture antenne, entourée des regards affûtés de Tim Henman et Laura Robson. Autour de ce noyau, une galaxie de consultants et co‑commentateurs se relaie au fil de la saison, tandis que Jonathan Overend assure la voix des grands points, celle qui accompagne les balles de break et les tie‑break nocturnes.
Une prolongation annoncée en plein tumulte new-yorkais
Le timing n’a rien d’innocent. L’annonce tombe au cœur d’un US Open incandescent, marqué par une sortie de route aussi brutale qu’inattendue : l’élimination dès le premier tour du titan aux 24 titres du Grand Chelem, Novak Djokovic. Un séisme sportif qui rappelle à quel point ce tournoi sait bousculer la hiérarchie.
La nuit new-yorkaise a aussi accouché d’un record : le match le plus tardif de l’histoire du tournoi, conclu à 3h33 du matin entre Ben Shelton et Carlos Alcaraz, avec l’Américain victorieux au bout d’un bras de fer exténuant. Des images parfaites pour une chaîne qui vend l’intensité et le spectacle.
Sur le tableau féminin, la promesse est tout aussi forte : une finale entre la numéro 1 mondiale Aryna Sabalenka et la numéro 2 Elena Rybakina. Un choc de puissance et de précision, idéal pour boucler une quinzaine déjà riche en récits.
La stratégie Sky : verrouiller les grands rendez-vous
Pour Jonathan Licht, directeur général de Sky Sports UK & Ireland, l’US Open reste une pièce maîtresse. Il souligne le statut du tournoi, vitrine mondiale avec les plus grandes stars, porté par le décor unique de New York. Le message est clair : cette prolongation renforce une vision commune avec l’USTA, faite d’innovation, de mise en valeur du haut niveau et de couverture premium pour le public. Et, surtout, elle consolide la position de Sky comme « maison du sport » au Royaume‑Uni et en Irlande, avec une offre massive tout au long de l’année.
Kirsten Corio, directrice commerciale de l’USTA, insiste sur la continuité. L’US Open et Sky travaillent ensemble depuis des années, et ce nouveau cycle prolonge une relation de confiance. L’USTA voit dans cette alliance un levier direct pour accompagner la croissance spectaculaire du tennis et renforcer encore le lien entre le public britannique et irlandais et le jeu.
Un calendrier tennis déjà saturé… et assumé
Le tennis ne se limite plus aux deux semaines de New York dans la grille de Sky. Le diffuseur propose toute l’année du direct avec une couverture complète des circuits ATP et WTA sur Sky Sports, en linéaire, sur NOW ou via l’application Sky Sports. Plus de 4 000 matches et 80 tournois sont annoncés sur la saison. Un volume qui illustre la volonté de saturer l’espace tennis, du lundi matin au dimanche soir.
Un empire des droits sportifs qui s’étend
Cette prolongation avec l’US Open vient s’ajouter à un portefeuille déjà colossal. Sky aligne plus de sport que n’importe quel autre diffuseur sur ses marchés, avec une grande partie de ses droits verrouillés jusqu’à la fin de la décennie.
Au programme : environ 1 500 rencontres par saison issues de la Premier League, de la WSL, de l’EFL et de la SPFL, la totalité des week‑ends de Grand Prix de Formula 1 jusqu’à la fin de 2034, les tests à domicile de l’équipe d’Angleterre de cricket, chaque coup joué sur les tournois majeurs de golf, une présence continue sur le circuit de fléchettes, des soirées de boxe portées par les promoteurs Zuffa et MVP, ainsi que des affiches de NFL, de Netball Super League et de rugby à XIII.
En verrouillant l’US Open jusqu’en 2030, Sky ne se contente pas de garder un Grand Chelem. Le groupe confirme sa stratégie : faire de ses antennes le passage obligé de tous les grands rendez-vous sportifs, du premier service à New York au dernier tour de roue en Formula 1. La concurrence sait désormais jusqu’où s’étend ce territoire.




