Stephen Curry : un record historique en IMAX
Le tir part, net, sans trembler. Un pas de recul, un geste mille fois répété, et l’histoire bascule encore un peu plus de son côté. Le 13 mars 2025, au Chase Center de San Francisco, Stephen Curry fait tomber une barrière que personne n’avait encore approchée : 4 000 tirs à trois points inscrits en carrière. Un chiffre irréel, désormais gravé sur pellicule.
Ce moment, et tout ce qui l’entoure, devient le cœur d’un documentaire événement : « Portrait of an Artist: Stephen Curry », réalisé par Gotham Chopra et distribué par Disney, attendu exclusivement en salles IMAX le 9 octobre 2026.
Le record comme fil conducteur
La promesse du film est claire : plonger dans les heures, les jours, l’état d’esprit qui ont précédé ce tir historique face aux Sacramento Kings, pendant la saison 2024-2025. Curry aborde son enfance, son approche mentale, son éthique de travail. Il met des mots sur ces détails invisibles qui l’ont fait passer du statut de shooteur redouté à celui de référence absolue de la ligne à trois points.
Ce soir-là, il n’a besoin que de deux tirs primés pour atteindre la barre mythique. Il les prend. Il les rentre. La salle explose, les Golden State Warriors dominent Sacramento 130-104, et la NBA découvre une nouvelle frontière statistique : pour la première fois, un joueur atteint les 4 000 paniers à trois points en carrière.
L’œil de l’IMAX sur un geste devenu art
Pour capturer ce basculement dans l’histoire, la production a sorti l’arsenal technique : 21 caméras certifiées IMAX, déployées pour saisir sous tous les angles le tir symbolique, le visage de Curry, la réaction du public, la texture même de l’instant. Le terrain comme une scène. Le shoot comme un tableau.
Curry lui-même l’assume dans le film et dans sa communication : il parle de créativité, de discipline, de ce lien intime avec un jeu qu’il traite comme un véritable artisanat. Être comparé à un artiste, dit-il, l’oblige à une certaine humilité. Mais chez lui, l’inventivité a toujours guidé la façon de jouer, de se déplacer, de tirer plus loin, plus vite, plus fort.
Gotham Chopra, cofondateur de Religion of Sports, veut justement montrer cela : un joueur qui ne se contente pas de battre des records, mais qui cherche en permanence une nouvelle « œuvre » à signer, avec le parquet comme toile.
Quand les maîtres d’autres arts se penchent sur Curry
Le film ne se contente pas de suivre Curry dans son quotidien de star NBA. Il invite aussi d’autres figures majeures de la culture à décrypter son génie. Viola Davis, Rick Rubin, Patti Smith, Jon Batiste : des artistes qui dominent chacun leur domaine viennent poser leur regard sur ce que représente Curry, sur ce qu’il incarne en termes de créativité, de rigueur, de recherche du geste juste.
Leur présence ancre encore un peu plus l’idée centrale du documentaire : Stephen Curry n’est pas seulement un joueur qui marque de loin. Il est un créateur, un inventeur de formes, un homme qui a redessiné la géographie du basket moderne.
Un deuxième acte pour Unanimous Media
« Portrait of an Artist » est le deuxième long métrage produit par Unanimous Media, la société fondée par Curry et Erick Peyton en 2018. Leur premier succès, le film d’animation « Goat » signé Sony Picture Animation, a pris la tête du box-office américain dès sa sortie en février 2026, porté par des critiques élogieuses et un public conquis.
Avec ce nouveau projet, Curry et Peyton changent de registre mais gardent la même ambition : raconter une histoire qui dépasse le simple exploit sportif. Ils veulent donner à voir ce que ressent le public lorsqu’il assiste, en direct, à une performance de Stephen Curry. Et offrir cette expérience à ceux qui n’auront peut-être jamais la chance de le voir jouer en personne.
Le pari est clair : faire du tir à trois points le plus célèbre de la planète non pas seulement un chiffre dans un livre de records, mais une œuvre à part entière. Sur un écran géant, en IMAX, là où chaque détail compte. Comme dans le geste de Curry, où rien n’est laissé au hasard.




