Surrey écrase Warwickshire grâce à Coppack et King
Surrey n’a pas seulement gagné. Surrey a écrasé. Sous un soleil franc de septembre, les visiteuses de Warwickshire ont été balayées en à peine plus d’une heure, incapables de contenir une Megan Coppack intouchable et une chasse au score menée à la hache par Rachel King et Alice Monaghan.
Coppack, prêtée… mais déjà patronne
Signée en provenance de l’Essex pour la saison 2027, actuellement seulement prêtée, Megan Coppack s’est comportée comme si le Surrey lui appartenait déjà. Nouvelle balle en main, elle a transformé la matinée en démonstration de force.
Dès le premier over, le ton est donné : Meg Austin est prise derrière pour un duck. Une alerte ? Non, le début d’un naufrage.
Suné Luus enfonce vite le clou en piégeant Amu Surenkumar lbw sur une tentative de sweep mal jugée. Warwickshire vacille. Coppack, elle, sent le sang. Elle revient et frappe deux fois dans le même over.
Brooke Halliday se fait surprendre par une balle qui semble s’accrocher dans le pitch, prend la tranche, et le ballon revient en cloche dans les mains de Coppack. Quatre balles plus tard, Abi Freeborn épaissit un edge que Rachel King cueille tranquillement au gully. Le cœur du top order a déjà disparu.
Katie George, en forme ces dernières semaines, tente de résister. Elle place un joli coup de poignet pour quatre, comme un rappel de son talent. Mais Coppack ne lâche rien. Une balle parfaite, entre bat et pad, vient fracasser les stumps : la résistance s’effondre avec elle.
Le cinq-fer se dessine, puis se concrétise. Nat Wraith est prise derrière, et Coppack signe une performance de haute volée, digne des affiches qu’on réserve d’ordinaire aux grandes occasions. Entre-temps, Charis Pavely est repartie sans marquer, ajoutant une couche de plus à la débâcle.
Quand enfin Coppack cède sa place, on pourrait croire Warwickshire soulagé. Mauvais calcul.
Monaghan finit le travail, Warwickshire dépassé
Le changement de lanceuse n’apporte aucun répit. Alice Monaghan, déjà précieuse à la batte, se transforme en exécuteur. Em Arlott voit ses stumps voler, quatrième joueuse des Bears à repartir pour un duck. L’hémorragie ne s’arrête plus.
Mary Taylor tombe elle aussi face à Monaghan, prise derrière. Il faut le dernier pair pour arracher quelques runs et pousser Warwickshire au-delà de la barre symbolique des 50. Rien de plus. Avec 3-10 pour Monaghan et 2-19 pour Luus, le tableau de chasse est impitoyable.
Surrey, lui, sent l’opportunité : un bonus point est à portée de main, et dans la lutte serrée pour une place en final eliminator, ce genre de détail peut peser lourd à la fin de la saison.
King et Monaghan, une chasse sans bavure
La réponse de Surrey avec la batte tient plus du sprint que du marathon. La cible est modeste, la méthode brutale. 62 balles. Pas un wicket concédé.
Rachel King impose le tempo. 41 runs sur 35 balles, deux six, dont le dernier pour plier l’affaire avec panache. Elle ne se contente pas de finir le match, elle le signe. À l’autre bout, Alice Monaghan reste invaincue à 16, solide, propre, parfaitement complémentaire.
Pas de frayeur, pas de période de flottement. Surrey déroule, engrange la victoire et empoche le bonus point qui pourrait bien faire la différence lorsque la bataille pour le dernier ticket vers l’eliminator atteindra son paroxysme.
Une chose est sûre : si Megan Coppack reproduit ce genre de carnage avec la nouvelle balle, ce n’est pas seulement l’avenir de Surrey en 2027 qui s’annonce intéressant. C’est toute la fin de saison qui vient de changer de dimension.




