Team USA sous pression : défi contre l’Italie à Berlin
La machine américaine s’est mise en route sans un grincement. Une démonstration pour ouvrir le bal, un message envoyé au reste du plateau, et déjà une question : qui pourra vraiment bousculer Team USA dans cette Coupe du monde féminine 2026 de la FIBA ?
Dimanche 6 septembre, c’est l’Italie qui s’avance. Invaincue elle aussi, ambitieuse, mais consciente de l’ampleur du défi.
Horaire, scène et enjeu
Le décor est planté à Berlin Arena. L’entre-deux est programmé à 20 h 45, heure locale, soit 14 h 45 ET et 11 h 45 PT pour les spectateurs américains. Le match figure comme troisième affiche du Groupe D, un créneau déjà coché par les diffuseurs : la rencontre sera retransmise en direct sur TNT, avec un streaming disponible sur HBO Max.
Rien d’anodin. Ce n’est que le deuxième match de poule pour les États-Unis, mais chaque sortie compte dans un format où la première place du groupe offre un billet direct pour les quarts de finale. Les deuxièmes et troisièmes, eux, devront passer par un tour de qualification. Une marge d’erreur réduite, même pour les favorites.
Une entrée fracassante face à la Chine
Face à la Chine, Team USA n’a pas pris le temps d’observer. Elle a frappé. Fort. Et longtemps.
Victoire 94-61, +33 à la sirène, et une impression de contrôle total sur quarante minutes. Caitlin Clark a signé une partition déjà très complète : 14 points, 11 passes, le tempo dans les mains et une influence qui dépasse largement la simple ligne de stats. À ses côtés, Paige Bueckers a ajouté 14 points, dans un collectif qui a déroulé sans jamais vraiment lever le pied.
Kara Lawson ne pouvait pas rêver meilleur départ. Son équipe a immédiatement rappelé pourquoi elle est arrivée à Berlin avec l’étiquette de grande favorite, forte d’une série de victoires en Coupe du monde qui s’étire sur plusieurs éditions. Mais derrière le score fleuve, l’objectif est clair : construire des automatismes, affiner les rotations, solidifier les repères avant que la compétition ne se resserre.
Ce duel contre l’Italie tombe donc au bon moment.
L’Italie, autre style, même ambition
L’Italie n’a pas le palmarès ni la profondeur de banc des Américaines, mais elle a déjà coché la première case : une victoire inaugurale face à Czechia. De quoi arriver avec confiance et sans complexe.
Le défi sera tout autre pour Team USA. Autre rythme, autre profil, autre lecture du jeu. L’Italie aime casser les cadences, jouer sur les angles, exploiter la moindre faille défensive. Là où la Chine a subi la vague américaine, l’Italie tentera de la détourner, de la briser par séquences, de forcer les États-Unis à réfléchir davantage, possession après possession.
C’est précisément ce genre d’opposition que recherche Kara Lawson à ce stade de la compétition. Un match où la supériorité théorique ne suffit pas, où il faut ajuster, répondre tactiquement, montrer de la patience sans perdre l’agressivité qui fait la force de Team USA.
Une route tracée vers le titre… à confirmer
Les chiffres sont là, l’historique aussi : les États-Unis chassent un nouveau titre mondial dans une compétition qu’ils dominent depuis des décennies. Chaque match de groupe n’est pas seulement une étape vers la phase finale, c’est un test de solidité pour une équipe qui vit avec l’obligation implicite de gagner.
Après la Chine, l’Italie. Ensuite, Czechia pour boucler ce Groupe D. Sur le papier, la hiérarchie est claire. Sur le parquet, il faudra la confirmer soir après soir.
Dimanche, sous les projecteurs de TNT, Team USA visera un 2-0 qui validerait un peu plus son statut. Et si l’Italie parvient à faire durer le suspense, on saura vite si cette campagne à Berlin sera une simple promenade ou un vrai parcours de championnes.




