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Team USA en route vers le tournoi à Berlin

À Berlin, Team USA passe en mode tournoi

Team USA a rangé le premier tour sans un accroc et avec une forme d’autorité qui en dit long. Trois matchs, trois victoires, un dernier succès écrasant 105-64 contre la Tchéquie, et une impression claire : à Berlin, les tenantes du titre ont déjà haussé le ton.

Ce succès de 41 points ne vaut pas seulement une première place dans le groupe D. Il prolonge une série devenue presque irréelle : 33 victoires consécutives en Coupe du monde, une domination ininterrompue depuis… 2006. Vingt ans de tournoi sans défaite. Le décor est planté.

Un collectif qui tourne déjà très haut

Dans cette machine parfaitement huilée, les rôles sont déjà bien définis. Breanna Stewart, pour sa quatrième Coupe du monde, ne chasse pas les chiffres clinquants, mais impose son empreinte partout. Elle tourne à 10,3 points et 8,3 rebonds de moyenne, colonne vertébrale silencieuse d’un groupe qui n’a pas besoin d’un seul visage pour incarner sa supériorité.

Devant, Jackie Young mène la marque avec 11,3 points de moyenne. Rien d’ostentatoire, mais une constance qui pèse. Autour d’elle, les lignes arrières américaines dictent le tempo.

Caitlin Clark, elle, a pris les clés du jeu. Meilleure passeuse de l’équipe avec 6,3 offrandes par match, elle a déjà signé un chef-d’œuvre de maîtrise lors du premier rendez-vous : 11 passes décisives, aucune balle perdue. Kara Lawson, la sélectionneuse, ne s’y trompe pas. Quand Clark est sur le parquet, c’est elle qui pilote. La balle lui appartient, le rythme aussi.

Paige Bueckers verrouille l’arrière-garde avec 1,3 contre de moyenne, tandis que Rhyne Howard se glisse dans chaque ligne de passe (1,7 interception par match). Les jeunes apprennent vite, très vite, et Lawson compte sur ces trois rencontres de poule pour leur avoir donné quelque chose de précieux : la certitude qu’elles appartiennent déjà au très haut niveau.

L’équipe a désormais deux jours pour souffler. Deux jours pour se préparer à ce qui vient : le vrai tournoi.

Place au couperet

La phase de groupes est terminée. La Coupe du monde bascule dans un format sans filet : douze équipes, élimination directe, chaque possession qui compte un peu plus que la précédente. À partir du mardi 8 septembre, c’est simple : gagner ou rentrer.

Les affiches de qualification pour les quarts dessinent déjà les contours du tableau.

Dans le groupe A, le trio Japon, Espagne, Allemagne a validé son billet. Dans le groupe B, ce sont la Hongrie, la Corée du Sud et la France qui ont survécu. Le groupe C a livré la Belgique, l’Australie et Porto Rico. Le groupe D, lui, a confirmé la hiérarchie attendue : États-Unis, Italie, Chine.

Les matchs de barrage pour les quarts de finale donnent le ton :

  • Mardi 8 septembre : Hongrie – Japon à 11h45 (heure de la côte Est américaine), avec un enjeu de taille : le droit d’affronter Team USA. Allemagne – Corée du Sud à 14h45, pour une place face à la Belgique.
  • Mercredi 9 septembre : Porto Rico – Chine à 11h45, le vainqueur rejoindra la France. Italie – Australie à 14h45, avec l’Espagne en embuscade au tour suivant.

Puis, place aux quarts de finale le 10 septembre, aux demi-finales le 12, et enfin à la grande nuit du 13 septembre : finale pour l’or, match pour le bronze. Deux rencontres, deux podiums, une seule championne.

Team USA attend tranquillement son adversaire, Hongrie ou Japon. Tranquillement, mais sans illusion : la moindre baisse de régime, dans un tournoi à élimination directe, ne pardonne pas.

Une favorite assumée

Les chiffres des bookmakers confirment ce que le parquet raconte déjà. Selon les dernières cotes de BetMGM, les Américaines dominent le plateau des favorites, et de loin. Une cote à -500 les place très au-dessus de la mêlée. Derrière, la France (+600), la Belgique (+1400), l’Espagne (+2000) et l’Australie (+2800) forment le groupe des poursuivantes les plus crédibles.

Plus loin encore, la Chine, l’Allemagne et l’Italie sont toutes affichées à +6600. Le Japon, la Corée du Sud, Porto Rico et la Hongrie sont relégués au rang d’outsiders lointains, tous à +20000. L’écart est brutal. Sur le papier, une seule équipe semble réellement pouvoir perdre ce tournoi : Team USA.

Mais le papier ne défend pas, ne conteste pas un tir, ne tremble pas sur un lancer franc à la dernière seconde. Le tableau, lui, ne fera aucun cadeau.

Berlin, centre du monde du basket féminin

Cette édition 2026 de la FIBA Women’s World Cup a pris ses quartiers à Berlin, dans deux enceintes : Berlin Arena et Max-Schmeling-Halle. Les deux salles se partagent la phase de groupes, avant que Berlin Arena ne devienne la scène unique des matchs à élimination directe, du premier quart de finale jusqu’à la remise du trophée.

C’est là que la série américaine sera mise à l’épreuve. Trente-trois victoires d’affilée, un statut de favorite écrasant, une profondeur de banc que personne n’égale, une jeunesse déjà décisive autour des cadres.

Reste une question, simple et tranchante : qui, dans cette ville, a vraiment les moyens de faire tomber Team USA ?