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Tiffany Teo en finale des Asian Games : un combat pour l'or

À Nagoya, Tiffany Teo n’a pas seulement gagné un combat. Elle s’est offert une finale, un morceau d’histoire et la promesse d’un duel pour l’or.

À 36 ans, la Singapourienne, spécialiste de MMA, a dominé l’Indienne Suchika Tariyal en demi-finale de la catégorie féminine traditionnelle des 60 kg, au Nagoya City Inae Sports Center, le 21 septembre. Un combat accroché, poussé en prolongation, qu’elle a fini par faire basculer avec son expérience et son sang-froid.

Cette victoire l’envoie en finale, programmée le 22 septembre, face à Khilola Sobirova. L’Ouzbèke s’est imposée un peu plus tôt contre la Cambodgienne Cheng Dalin dans l’autre demi-finale. Une affiche claire, sans détour : Sobirova pour l’or, Teo pour son rêve.

La Singapourienne arrive lancée. La veille, le 20 septembre, elle avait déjà signé un succès majeur en quart de finale contre l’Iranienne Arezou Salimighalehtaki, battue à l’unanimité des juges. Ce succès lui avait assuré au minimum une médaille, les deux perdantes en demi-finale repartant avec le bronze. Dès ce moment-là, Singapour tenait sa première médaille asiatique dans cette discipline. Mais Teo n’a jamais envisagé de s’arrêter là.

Après sa victoire en prolongation, ses mots ont tranché comme un direct du droit : elle a confié être « contente d’avoir fait assez pour gagner », rappelant que la médaille d’or était « toujours l’objectif final » et qu’elle était entrée dans l’aire de combat « déterminée à s’imposer ». Le ton est donné. Pas de calcul, pas de gestion. Une ligne droite vers l’or.

À l’heure d’évoquer la finale, elle a insisté sur sa méthode : se concentrer sur ce qu’elle peut contrôler, mettre en avant son meilleur niveau, son meilleur arsenal technique, convaincue que cet engagement total peut la mener jusqu’à la médaille d’or. Un discours simple, mais implacable. La lucidité d’une vétérane, la faim d’une débutante aux Jeux.

Son succès à Aichi-Nagoya a lancé la deuxième journée de compétition pour la délégation de Singapour aux Asian Games. Une journée déjà portée par l’élan de la natation, après l’argent historique de Gan Ching Hwee sur 1 500 m nage libre au Tokyo Aquatics Centre. La piscine se réveille à peine que la cage, elle, a déjà livré son premier frisson.

Avec ses 304 athlètes engagés, Singapour voit son tableau des médailles s’épaissir. Outre le parcours de Teo, la sélection compte déjà le bronze de Zeanne Law en wushu, dans l’épreuve combinée taijiquan-taijijian. Et ce 21 septembre, le pays est encore représenté en 3x3 basketball, gymnastique artistique, tir, tennis de table, triathlon et wushu.

Pour Teo, pourtant, tout se resserre désormais sur un seul rendez-vous. Une finale, un tapis, une adversaire. Une dernière marche pour transformer une première médaille historique en éclat d’or.