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Trade à trois équipes : Claxton aux Lakers, Turner aux Bulls

Un deal à trois équipes qui rebattrait les cartes : les Lakers sur la piste de Nicolas Claxton, Myles Turner vers Chicago, les Bucks se délestent.

Les Lakers cherchent un pivot. Un vrai. Un grand capable de courir, de protéger l’arceau et de vivre en pick-and-roll aux côtés de Luka Doncic et Austin Reaves. Dans cette idée de trade à trois équipes, un nom s’impose : Nicolas Claxton.

- Lakers recevraient : Nicolas Claxton

- Bulls recevraient : Myles Turner, Jericho Sims, Jaden Hardy

- Bucks recevraient : Isaac Okoro, Jarred Vanderbilt, Dalton Knecht

Derrière cette construction, une logique sportive et financière assez implacable pour les trois camps.

Les Lakers : donner un vrai pivot à JJ Redick

Los Angeles a un problème de taille. Walker Kessler et Kevon Looney ne donnent aucune garantie physiques : seulement 26 matchs cumulés la saison passée. Trop fragile pour une équipe qui doit affronter Nikola Jokic, Victor Wembanyama ou Chet Holmgren sur la route de l’Ouest.

Cette idée de trade mettrait fin à cette vulnérabilité. Claxton, 27 ans, pivot typique “rim-runner”, colle parfaitement au jeu que JJ Redick veut installer autour de Doncic et Reaves. Il court, il pose des écrans, il finit au cercle, il protège l’arceau. Simple, mais précieux.

Avec Kessler qui étire peu à peu son tir à trois points, Redick pourrait même tester des lineups à deux intérieurs, surtout face aux raquettes XXL de la conférence. Claxton en poseur d’écrans et finisseur, Kessler en intérieur capable de s’écarter un minimum : de quoi offrir des angles de passe et de drive idéaux pour Doncic.

Autre atout majeur : le contrat. Claxton entre sur une dernière année à 21 millions de dollars. Un salaire conséquent, mais expirant, qui laisse aux Lakers une vraie marge de manœuvre pour réajuster l’effectif à moyen terme. Le deal ramènerait l’effectif à 14 joueurs, ouvrant même la porte à une signature de vétéran via un buyout plus tard dans la saison.

Pas de pari à long terme, mais un renfort immédiat, calibré pour les besoins de l’équipe.

Les Bulls : Turner pour accompagner Caleb Wilson

Pour Chicago, tout part d’un constat : Claxton, arrivé dans l’Illinois dans le cadre du deal Julius Randle, ne s’inscrit pas forcément dans la durée. Tiago Splitter hérite d’un groupe jeune, avec déjà une rotation de pivots et intérieurs en développement : Jalen Smith, le prospect australien Lachlan Olbrich, Tobe Awaka.

La nouvelle tête d’affiche, c’est Caleb Wilson. Et c’est là que Myles Turner change tout.

Turner sort d’une saison à 2,1 tirs à trois points marqués par match, à 38 % de réussite. Un profil de pivot stretch idéal pour ouvrir le terrain à Wilson, Matas Buzelis et Josh Giddey. Son tir extérieur force les défenses à sortir, libère la raquette pour les drives de Giddey et les coupes de Wilson, et donne à Splitter un cinq moderne, espacé, capable de punir derrière l’arc.

Dans ce montage, Jericho Sims arrive comme pivot remplaçant énergique, parfait pour compléter la rotation intérieure avec Smith, Olbrich et Awaka. Jaden Hardy apporte, lui, un potentiel offensif intéressant sur les lignes extérieures, même si l’article ne fait que l’énumérer dans le package sans détailler son rôle.

Chicago ne récupère pas le joueur le plus jeune du deal, mais probablement le plus compatible avec sa nouvelle hiérarchie autour de Wilson.

Les Bucks : tourner la page Myles Turner et alléger l’avenir

Pour Milwaukee, la logique est avant tout financière et structurelle.

Myles Turner porte un contrat massif : quatre ans, 109 millions de dollars, avec un salaire qui grimpera à 29 millions à ses 34 ans. Un risque évident de voir ce deal se transformer en poids mort sur la masse salariale. Le sortir maintenant, c’est éviter de se retrouver coincé plus tard.

Cette idée de trade leur offre une porte de sortie claire.

En contrepartie, les Bucks récupèrent Isaac Okoro, Jarred Vanderbilt et Dalton Knecht. Sportivement, le message est limpide : Turner n’est plus au centre du projet. Taylor Jenkins lance un mouvement de rajeunissement avec Kel’el Ware installé comme pivot titulaire, entouré de projets de développement comme John Butler Jr. et Nate Arment, intérieur long et polyvalent de 2,08 m.

Dans ce contexte, Turner devient un luxe mal ajusté. Ware doit jouer, apprendre, prendre des responsabilités. Turner, lui, bloque la voie et ne colle plus à la timeline.

Financièrement, le retour est propre : Okoro et Knecht sont en fin de contrat, Vanderbilt est sous contrat jusqu’à une player option en 2027-28. La masse salariale se clarifie, les engagements lourds diminuent, et Milwaukee garde des options ouvertes pour modeler son effectif autour de sa jeune garde.

Un pivot explosif pour les Lakers, un intérieur stretch pour structurer la reconstruction des Bulls, un contrat lourd en moins pour les Bucks : sur le papier, chaque franchise y trouve son compte.

Reste une question, la seule qui compte vraiment : qui osera transformer cette idée de tableau blanc en coup de tonnerre sur le marché des trades ?