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Tri-Series à Windhoek : Dewald Brevis brille face au Zimbabwe

À Windhoek, le décor était idéal pour une réaction. Vingt-quatre heures après avoir chuté face à la Namibie, une Afrique du Sud largement remaniée a répondu avec autorité. Au centre de tout : Dewald Brevis, 20 ans, 32 balles, et un 75* qui a transformé une poursuite potentiellement piégeuse en démonstration.

Le Zimbabwe pensait avoir posé les bases. 144 pour huit en 20 overs, sur un terrain où la veille les Sud-Africains s’étaient embourbés, restait un total défendable. Mais la réponse a été sèche : 146 pour trois, et 38 balles encore à jouer. Match plié bien avant le dernier over.

Brevis, accélération foudroyante

L’attaque sud-africaine n’est pas celle des grands jours, les cadres étant au repos pour cette Tri-Series. Sur le papier, l’expérience penchait pour le Zimbabwe. Sur le terrain, Brevis a effacé cette différence en quelques overs.

Son 75* en 32 balles, c’est un résumé brutal du match : tempo maîtrisé, puissance assumée, aucune concession au doute. Il a frappé partout, brisant le rythme des bowlers zimbabwéens et éteignant très vite toute tension autour de la poursuite. Une fois lancé, le calcul n’était plus de savoir si l’Afrique du Sud allait gagner, mais à quel moment exact.

Autour de lui, les partenaires n’avaient qu’à suivre la cadence. La cible de 145 a fondu, over après over, jusqu’à devenir un simple exercice de gestion.

Le Zimbabwe démarre fort, puis se heurte aux spinneurs

Pourtant, le Zimbabwe avait pris le départ parfait. Brian Bennett (34 sur 35 balles) et Ben Curran (24 sur 12) ont posé un partenariat d’ouverture de 45 en 5,1 overs. Intentions claires, rythme élevé, champs forcés à reculer : l’Afrique du Sud a vite senti la pression.

C’est alors que les spinneurs ont resserré l’étau, comme la veille face à la Namibie. Prenelan Subrayen a livré un passage clé : 2-27 en quatre overs, trajectoires serrées, variations justes. À ses côtés, Bjorn Fortuin a contrôlé l’autre extrémité (1-25 en quatre overs), étouffant progressivement l’élan initial.

Le Zimbabwe, lancé sur un tempo de 160+, s’est retrouvé ralenti, puis bloqué. Les coups de frein répétés au milieu de l’innings ont coûté cher : les batteurs n’ont jamais vraiment retrouvé la même liberté qu’au début.

Duan Jansen, cher payé mais décisif

Dans ce tableau maîtrisé, une note plus contrastée : le deuxième match international de Duan Jansen. Le grand fast bowler, frère jumeau de Marco Jansen, a souffert. 3-45 en quatre overs, c’est un bilan qui raconte deux histoires.

La première, ce sont les runs concédés, parfois trop faciles, parfois sur-exploités par des batteurs zimbabwéens en quête de souffle. La seconde, ce sont les wickets, trois au total, qui ont cassé les tentatives de relance adverse et ont maintenu le Zimbabwe sous pression au moment où il cherchait à accélérer en fin d’innings.

Cher, mais précieux. Dans une équipe expérimentale, ces wickets-là comptent.

Une Tri-Series déjà sous tension

Avec ce succès, l’Afrique du Sud se remet à l’endroit et relance l’équilibre de cette Tri-Series à trois. La Namibie, victorieuse des Sud-Africains vendredi, regarde désormais le Zimbabwe avec intérêt.

Lundi, au même stade de Windhoek, les hôtes recevront le Zimbabwe pour le troisième match du tournoi. Les Namibiens auront l’occasion de frapper un grand coup face à une équipe qui cherche encore la bonne formule. Le Zimbabwe, lui, devra répondre à une question simple : comment transformer un bon départ en total vraiment gagnant, quand en face un joueur comme Brevis peut faire basculer un match en une poignée de overs ?