Robert Whittaker se prépare pour un retour à Sydney contre Jan Blachowicz
Robert Whittaker sait déjà où il veut aller. Et surtout, où il veut le faire.
Quelques semaines après un baptême du feu réussi chez les lourds-légers, conclu par un finish sur Nikita Krylov lors de UFC 329, l’ancien champion des moyens a déjà fixé son horizon : un retour dans la cage en début d’année… à Sydney. Chez lui.
Cela fait longtemps que l’idée le travaille. La dernière fois qu’il a combattu dans sa ville natale remonte à 2014, lorsqu’il avait terminé Clint Hester. Une autre époque. Une autre catégorie. Mais le même moteur : le besoin de se mesurer aux meilleurs, sous les yeux des siens.
« Malheureusement, pas beaucoup de nouvelles de combat », a-t-il confié à Fox Sports Australia. Il s’entraîne, il se prépare, mais sans calendrier officiel. Ce qui l’anime pour l’instant, ce sont des rumeurs persistantes : l’UFC pourrait revenir à Sydney en début d’année prochaine, comme en 2025 et 2026. Pour Whittaker, ce serait le timing parfait pour sa prochaine apparition, possiblement en 2027 si la tradition se poursuit.
Il ne s’en cache pas : il veut ce moment-là. À la maison. Devant son public. Il parle de se « réserver », de se « préserver », de se préparer « pour le meilleur » afin d’être prêt si l’organisation confirme la date. L’idée est simple : ne pas se disperser, garder de l’essence pour un retour qui compte vraiment.
Un nom en tête : Jan Blachowicz
Sur la question de l’adversaire, le tableau est beaucoup plus clair.
Whittaker a déjà lancé un appel, et un seul homme a répondu : Jan Blachowicz. L’ancien champion des lourds-légers a accepté le défi, et l’Australien espère que le Polonais maintiendra sa position.
Blachowicz sort d’un TKO au premier round subi face à Navajo Stirling lors de UFC Fight Night 283 en août. Un revers lourd, mais qui ne gomme ni son palmarès ni son aura dans la division. Avec 29 victoires en carrière, une ceinture déjà portée autour de la taille et un style rugueux, frontal, il reste un test massif pour n’importe quel prétendant.
« C’est le seul qui a répondu, et il est partant pour ce combat », résume Whittaker. « Il est content de ce combat, je suis content de ce combat, et on en est là. »
Tout est dit. Deux anciens champions, deux vétérans de l’UFC, une nouvelle catégorie pour l’un, une revanche personnelle à prendre pour l’autre après une défaite. Le scénario s’écrit presque tout seul.
Garder la porte ouverte, mais les idées claires
Whittaker ne se laisse pourtant pas enfermer dans un seul plan. Il insiste : il se prépare « pour n’importe qui et n’importe quoi ». L’objectif reste immuable, quel que soit le nom en face : remonter dans la cage, imposer son rythme, et lever la main une fois de plus.
Mais la vérité, c’est que le décor idéal est déjà planté dans son esprit. Un UFC à Sydney, un retour au pays après plus d’une décennie d’absence, et un duel de haut niveau contre Jan Blachowicz pour confirmer ses ambitions chez les lourds-légers.
La balle est maintenant dans le camp de l’UFC. Si l’organisation valide Sydney, et si Blachowicz maintient sa parole, l’Australie pourrait bien être le théâtre d’un nouveau chapitre majeur dans la carrière de Robert Whittaker.




