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Xavi Espart, nouvelle étoile montante de la Roja

Xavi Espart, nouvelle pièce maîtresse de la Roja du futur

À Barcelone, son ascension a été si rapide qu’on a à peine eu le temps de retenir son nom. À 19 ans, Xavi Espart vient déjà de franchir une nouvelle marche : le jeune joueur formé à la Masia a reçu sa première convocation avec l’équipe d’Espagne U21, récompense logique d’un début de saison qui l’a propulsé du statut de grand espoir à celui de titulaire dans les plans de Hansi Flick.

De champion d’Europe U19 à vitrine des U21

La convocation signée David Gordo n’a rien d’un pari exotique. Espart arrive chez les U21 lancé à pleine vitesse, quelques mois seulement après avoir aidé l’Espagne à décrocher le titre de championne d’Europe U19 l’été dernier. Il ne s’agit plus d’un simple talent à surveiller, mais d’un joueur déjà habitué au très haut niveau.

Pour cette fenêtre internationale, il est la tête d’affiche de la liste appelée à disputer les qualifications pour le Championnat d’Europe face à la Finlande, Saint-Marin et la Roumanie. Gordo sait qu’il intègre un joueur déjà rodé aux exigences du football senior, malgré son âge.

Le sélectionneur n’a pas caché son admiration pour le travail du Barça et de Flick, qui ont osé lancer le garçon dans le grand bain. Il apprécie qu’un club de ce calibre lui confie des minutes importantes, et pas seulement en fin de match pour soigner une feuille de stats.

L’intelligence de jeu comme signature

Si Espart attire autant les regards, ce n’est pas qu’une question de fraîcheur ou de promesse. C’est sa lecture du jeu qui frappe les techniciens. Gordo insiste sur ce point : à 19 ans, il comprend les situations avant qu’elles n’explosent. Il sent les espaces, le tempo, les angles de passe. Et il le fait depuis plusieurs postes.

Au Barça, il a déjà été utilisé au milieu comme en défense. Axial, il dicte, oriente, temporise ou accélère. Latéral, il ferme, relance proprement, se projette avec justesse. Dans les deux cas, la même impression : il joue une seconde en avance sur tout le monde.

La comparaison lâchée par Gordo avec Pedri n’est pas anodine. Elle ne concerne pas le profil, mais la façon de voir le jeu. Cette sensation que le temps se dilate pour lui, que tout va moins vite dans sa tête que pour les autres, lui permettant de choisir la bonne option là où d’autres subissent.

Flick l’a lancé… et il n’est plus sorti

Si Espart se retrouve aujourd’hui chez les U21, c’est aussi parce qu’il a forcé la main de Flick. Au départ, le technicien allemand disposait d’options plus établies pour le couloir gauche : Joao Cancelo, Alejandro Balde. Sur le papier, la hiérarchie semblait claire.

Sur le terrain, Espart l’a bousculée.

Flick lui a offert une vraie opportunité au poste de latéral gauche. Le jeune Espagnol ne s’est pas contenté d’assurer le service minimum : il a pris le poste à bras-le-corps, au point de passer devant Cancelo et Balde dans la rotation. Sa polyvalence, sa propreté technique et sa maturité sans ballon ont fait le reste.

Son influence est telle qu’il a été ménagé lors de la victoire en milieu de semaine contre Racing Santander. Cancelo en a profité pour marquer deux fois. De quoi relancer le débat ? Pas vraiment. Malgré ce doublé, tout indique qu’Espart ne restera pas longtemps sur le banc au moment d’affronter Sevilla ce week-end.

À Barcelone comme en sélection, il n’est plus simplement la promesse d’un avenir radieux. Il commence à devenir une pièce qu’on n’enlève plus d’un onze sans avoir une très bonne raison.