Yulia Starodubtseva brise une barrière à l'US Open
Yulia Starodubtseva n’a pas seulement gagné un match à New York. Elle a brisé un plafond qui la bloquait depuis deux ans.
Sur le court, l’Ukrainienne a expédié l’Allemande Ella Seidel en deux sets secs, 6-2, 6-2, pour signer sa première qualification au deuxième tour du tableau principal de l’US Open. Une victoire nette, sans frisson, mais avec un poids symbolique énorme dans sa trajectoire.
Une barrière mentale qui saute
Troisième participation au tableau final du Grand Chelem américain pour Starodubtseva. Les deux premières s’étaient arrêtées brutalement, dès l’entrée en lice. Cette fois, l’histoire ne s’est pas répétée.
Face à Seidel, 123e mondiale au moment du match, l’Ukrainienne savait où elle mettait les pieds. Les deux joueuses s’étaient déjà croisées, et là aussi Starodubtseva l’avait emporté en deux manches. Ce précédent s’est rapidement transformé en certitude.
Dès le début, elle prend la balle tôt, agresse, impose le rythme. À 2-1 dans le premier set, elle frappe une première fois sur le service adverse et réalise le break. L’Allemande réagit immédiatement, recolle à 3-2, tente de s’accrocher. Mais la fenêtre se referme aussitôt.
Starodubtseva serre le jeu, verrouille ses mises en jeu, enchaîne trois jeux de rang. 6-2. Froid, clinique, sans laisser d’air.
Une seconde manche sous contrôle
La tendance ne change pas au retour des bancs. Au contraire, elle s’accentue. Starodubtseva s’échappe 4-0, deux breaks en poche, une mainmise totale sur l’échange. Seidel tente bien de remonter, de casser le rythme, mais l’écart reste trop large, la marge trop solide.
L’Ukrainienne ne tremble pas au moment de conclure. Encore 6-2. Une rencontre pliée en 1 h 18, maîtrisée de bout en bout, sans laisser planer le moindre doute.
Ce n’est pas seulement une victoire confortable. C’est un signal : Starodubtseva sait désormais gagner à New York quand le tableau principal s’ouvre devant elle.
Un deuxième tour inédit… et corsé
Cette qualification lui offre une première : un deuxième tour en Grand Chelem américain. Son prochain défi se jouera contre la gagnante du duel entre l’Américaine Robin Montgomery et la Grecque Maria Sakkari.
Deux profils, deux atmosphères possibles. Une jeune locale portée par le public, ou une habituée du très haut niveau, solide référence du circuit. Dans les deux cas, Starodubtseva s’est déjà offert le plus important pour cette édition : un match de plus, du temps de jeu, une vraie chance de prolonger son élan new-yorkais.
Pour elle, cet US Open est déjà le plus réussi de sa carrière. Mais le tableau lui laisse encore une porte entrouverte vers un troisième tour inédit.
Les Ukrainiennes s’installent à New York
Starodubtseva fait partie d’un contingent ukrainien particulièrement fourni cette année à l’US Open : sept joueuses au départ dans le tableau principal.
Marta Kostyuk et Elina Svitolina ont déjà validé, elles aussi, leur billet pour le deuxième tour, après des victoires convaincantes lors de leur entrée en lice. Le 31 août, Svitolina, tête d’affiche du tennis ukrainien, a dominé l’Argentine Solana Sierra, 91e mondiale, sans trembler pour prolonger son séjour à New York.
Le tableau n’est pas aussi rose pour tout le monde. Dayana Yastremska et Daria Snigur ont quitté le tournoi dès leur premier match. Oleksandra Oliynikova doit encore disputer son premier tour, face à l’Américaine Reese Brantmeier, pour tenter de rejoindre ses compatriotes dans la course.
Dans ce décor, la performance de Starodubtseva prend une autre dimension. Elle ne se contente plus d’accompagner le mouvement ukrainien à Flushing Meadows. Elle y imprime désormais sa propre trace.
La question est simple, désormais : jusqu’où peut-elle pousser cette première brèche ouverte au cœur de New York ?




