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Zian Flemming fait son retour en Premier League avec Ipswich

Zian Flemming n’a pas eu besoin de chercher bien loin ses mots. « Joie », « excitation ». Le nouvel attaquant d’Ipswich Town respire l’impatience au moment de retrouver la Premier League, cette fois sous le maillot des Tractor Boys, après son transfert de 20 millions de livres en provenance de Burnley, conclu dans les dernières heures du mercato.

À 28 ans, le Néerlandais sait exactement où il remet les pieds. La saison passée, il a inscrit 11 buts en championnat avec Burnley. Une belle ligne statistique, mais qui n’a pas suffi à sauver les Clarets de la relégation. Une campagne éprouvante, son unique expérience au plus haut niveau anglais jusqu’ici, qui a laissé un goût double : la confirmation qu’il peut exister dans l’élite… et la frustration de l’avoir quittée trop vite.

Le calendrier comme électrochoc

Tout s’est accéléré pour lui au moment où le transfert vers Ipswich s’est rapproché. Il raconte avoir vraiment pris la mesure de ce nouveau départ en découvrant le programme à venir. Premier rendez-vous possible : la réception de Liverpool, un vendredi soir, pour ses débuts potentiels devant un stade bouillant et face à l’une des références du pays.

En voyant ce nom-là s’afficher, il s’est dit : « Oui, je suis vraiment de retour en Premier League. » Le décor est planté. Pas de phase d’adaptation en douceur, pas de match anodin pour entrer dans le bain. D’emblée, l’un des géants du championnat. Exactement ce qu’il recherche.

Mesurer son niveau face aux meilleurs, voilà ce qui l’anime. Il insiste sur ce plaisir presque brut de se frotter à l’élite, d’être poussé dans ses retranchements par les plus grands joueurs, les plus grandes équipes, et de voir jusqu’où cela peut le tirer.

Une obsession du défi

Chez Flemming, tout tourne autour de l’idée de défi. Il parle de « sensation d’excitation » dès qu’un obstacle se présente, qu’il soit individuel ou collectif. La saison dernière, il estime avoir gagné son pari personnel : prouver qu’il peut être un joueur de Premier League. Mais il a perdu celui du vestiaire : maintenir Burnley dans la division.

Cette dualité le travaille encore. Elle nourrit son envie de repartir d’en bas, comme il le dit lui-même, au pied de la montagne, la tête levée vers le sommet, en se demandant ce que cela fait là-haut. Puis de baisser la tête, de travailler, de grimper, sans savoir jusqu’où il ira, mais avec la conviction de tout faire pour atteindre la crête.

Ipswich lui offre précisément ce décor : un promu ambitieux, un public avide de se mesurer aux puissances établies, un club qui revient sur la scène principale et refuse de se contenter du rôle de figurant.

Face à Liverpool, si Kieran McKenna décide de le lancer, Zian Flemming ne cherchera pas à se cacher. Il est venu pour ça : se confronter aux sommets, quitte à avoir le vertige.