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Ronaldo et son dernier défi en AFC Champions League Elite

Cristiano Ronaldo s’apprête à vivre ce qui ressemble de plus en plus à son dernier grand défi continental. À l’aube de la saison 2026-27 de l’AFC Champions League Elite, l’attaquant d’Al-Nassr vise un dernier sommet : soulever le plus grand trophée de clubs d’Asie avant de refermer le livre d’une carrière déjà légendaire.

Il a bâti son surnom de « Mr. Champions League » en Europe, cinq titres à la clé. Il veut désormais graver son nom sur une autre scène. Même exigence, autre continent.

Postecoglou joue la montre avant Al Ain

Avant de plonger dans la bataille continentale, Al-Nassr doit d’abord négocier la 7e journée de Saudi Pro League face à Al-Khaleej, samedi. Sur le papier, un match de championnat classique. Dans la tête d’Ange Postecoglou, une rencontre à gérer avec des pincettes.

L’entraîneur australien prévoit de faire tourner et de limiter le temps de jeu de ses cadres. L’idée est claire : préserver les jambes, éviter les pépins, arriver frais pour le grand rendez-vous de mardi 15 septembre contre Al Ain, en ouverture de l’AFC Champions League Elite.

Ronaldo reste évidemment au centre de toutes les attentions. À 41 ans passés lors de ce nouveau départ continental, chaque minute compte. Chaque sprint est calculé. Chaque campagne peut être la dernière.

Coman, inquiétude levée et pari express

La bonne nouvelle pour Al-Nassr vient de Kingsley Coman. Le Français, touché aux ischio-jambiers lors du récent match contre Al-Ittihad, a fait trembler le staff pendant quelques jours. Le diagnostic aurait pu plomber tout le début de saison.

Mais les examens ont rassuré tout le monde : l’IRM a révélé une déchirure légère, rien de plus. Pas de longue indisponibilité, pas de scénario catastrophe.

Selon le média saoudien Arriyadiyah, le service médical du club envisage même de le déclarer apte pour le choc contre Al Ain. Pour l’instant, Coman suit un protocole de récupération au centre d’entraînement. Une chose est déjà actée : il ne sera pas sur la feuille de match samedi face à Al-Khaleej.

C’est un pari. Ne pas le risquer en championnat pour le récupérer sur la scène asiatique. Postecoglou sait ce qu’il fait.

Un début de saison frustrant, mais un profil indispensable

Les chiffres ne plaident pas encore pour Coman : six apparitions, aucun but, aucune passe décisive. Un bilan brut, sec, qui ne raconte pas tout.

Car dans le jeu, le Français reste une pièce essentielle. Sa capacité à éliminer en un contre un, à isoler son vis-à-vis sur l’aile, à créer des décalages pour Ronaldo, demeure au cœur du plan offensif d’Al-Nassr. Il étire les défenses, ouvre des couloirs, fait reculer les blocs.

Dans une équipe bâtie pour servir un finisseur comme Ronaldo, ce genre de profil vaut parfois plus que des statistiques immédiates. Et le Portugais le sait mieux que quiconque : un centre bien dosé, un crochet qui libère un mètre dans la surface, c’est souvent la différence entre une qualification et une élimination.

Deux campagnes, deux désillusions

Ronaldo n’arrive pas en terrain inconnu dans cette AFC Champions League Elite. La saison 2023-24, sa première campagne pleine avec Al-Nassr en Asie, s’est terminée dans la douleur : une élimination en quarts de finale, aux tirs au but, face à Al Ain, futur champion. Le Portugais avait pourtant signé une campagne solide, avec six buts et deux passes décisives en neuf rencontres.

L’année suivante, il a encore haussé le ton : huit buts en huit matches, une régularité clinique. Cette fois, c’est Kawasaki Frontale qui a brisé le rêve, en demi-finale, au terme d’un 3-2 cruel pour les Saoudiens.

Deux années, deux parcours sérieux, deux chutes face à des adversaires mieux inspirés dans les moments décisifs. Ronaldo a déjà vu la porte du titre se refermer sur lui en Asie. Il n’a aucune intention de revivre ce scénario.

Une dernière danse sous pression maximale

Cette saison 2026-27 pourrait être la dernière de Ronaldo en tant que joueur professionnel. Le Portugais a laissé filtrer que ce pourrait être son ultime campagne. Le sous-texte est limpide : il n’a plus le temps d’attendre.

Pour Al-Nassr, cela change tout. Chaque match de Champions League prend des airs de compte à rebours. Chaque tour franchi prolonge un peu plus la légende. Chaque échec éventuel aura le goût amer du rendez-vous manqué.

Revoir Ronaldo associé à un Coman en pleine forme, sur le côté, offre un scénario presque idéal pour Postecoglou avant de retrouver Al Ain, déjà bourreau du passé. Un duo d’expérience, un entraîneur habitué aux grands défis, un club obsédé par ce premier sacre asiatique.

Le décor est planté. Reste une seule question : Ronaldo parviendra-t-il à ajouter l’Asie à son empire avant de tirer sa révérence ?